ACIDE ARSÉNIEUX. 219
» On peut également recourber le tube et faire plonger son ex-trémité clans une dissolution de nitrate d’argent, pour condenserau besoin les dernières portions d’arsenic.
» L’arsenic se trouvant déposé dans le tube sous forme d’an-neau, il est facile de constater toutes les propriétés physiques etchimiques qui caractérisent cette substance. Ainsi l’on vérifierafacilement : 1° sa volatilité ; 2° son changement en une poudreblanche volatile, l’acide arsénieux, quand on chauffera le tubeouvert aux deux bouts dans une position inclinée ; 3° en chauffantun peu d’acide nitrique ou d’eau régale dans le tube, on ferapasser l’arsenic à l’état cl’acide arsénique très-soluble dans l’eau.La liqueur , évaporée à sec avec précaution dans une petite cap-sule de porcelaine donnera un précipité rouge-brique quand onversera clans la capsule quelques gouttes d’une dissolution bienneutre de nitrate d’argent ; 4° après toutes ces épreuves, on peutisoler de nouveau l’arsenic à l’état de métal. Pour cela il suffitd’ajouter une petite quantité de flux noir dans la capsule, où l’ona fait la précipitation par le nitrate d’argent, de dessécher lamatière et de l’introduire dans un petit tube dont une des extré-mités b est effilée (lig. 45), et dont onferme l’autre extrémité a à la lampe, 4®*
après l’introduction de la matière. On (
fait tomber la matière dans la partie,évasée et l’on porte celle-ci à une bonne chaleur rouge, : l’arsenicpasse à l’état métallique, et vient former dans la partie très-étroitedu tube, un anneau qui présente tous les caractères physiques del’arsenic, même quand il n’existe que clés quantités très-petitesde cette substance.
» 6° Il est facile de trouver dans le commerce du zinc et de l’a-ride sulfurique qui ne manifestent pas d’arsenic clans l’appareilde Marsh, même quand on dissout des quantités considérables dezinc.
» Dans tous les cas il est indispensable que l’expert essaiepréalablement avec le plus grand soin toutes les substances qu’ildoit employer dans ses recherches. Il est nécessaire que l’expertfasse en même temps , ou immédiatement après l’expérience surles matières empoisonnées , une expérience toute semblable àblanc, en employant tous les mêmes réactifs et en mêmes quanti-tés cjue dans l’opération véritable.
» Ainsi, s’il a carbonisé les matières par l’acide sulfurique etpar l’acide nitrique, il devra évaporer dans des vases semblablesdes quantités tout à fait égales d’acides , reprendre par le mêmevolume d’eau ; en un mot, répéter dans l’expérience de contrôle,