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sur les réactifs seuls, toutes les opérations qu’il a faites dans l’ex-périence véritable.
» 7° Les procédés de carbonisation des matières animales parl’acide nitrique ou le nitrate de potasse peuvent réussir d’unemanière complète ; mais il arrive cependant quelquefois qu’onn’est pas maître d’empêcher une déflagration très-vive à la lin del’expérience : celte déflagration peut donner lieu à une perte no-table d’arsenic. La carbonisation par l’acide sulfurique (page 2H)concentré et le traitement du charbon résultant par l’acide nitri-que ou l’eau régale , nous paraît préférable dans un grand nom-bre de cas. Ce procédé exige l’emploi d’une quantité beaucoupmoindre de réactif; il est toujours facile à conduire : quand il estconvenablement exécuté, ce procédé ne donne lieu qu’à uneperte très-faible d’arsenic. On évitera toute chance de perte enfaisant la carbonisation dans une cornue de verre munie de sonrécipient.
” 8° Il est de la plus haute importance que la carbonisation dela matière organique soit complète, sans cela on obtient non seu-lement une liqueur qui mousse dans l’appareil de Marsh, maiscette liqueur peut donner des taches qui présentent quelquefoisdans leur aspect de la ressemblance avec les taches arsénicales.Ces taches, qui ont été observées d'abord par M. Orlila, et qu’ila désignées sous le nom de taches île crasse , se produisent sou-vent en grande abondance quand la matière organique n’a rtcque partiellement détruite. Ces taches, qui proviennent de gazcarbonés, partiellement décomposées dans la flamme, se distin-guent du reste facilement, par les réactions chimiques, des tachesarsénicales. Mais elles pourraient donner lieu à des méprisestrès-graves , si l’expert se contentait des caractères physiques destaches.
» 9° Quant à l’arsenic que l’on avait annoncé exister dans lecorps de l'homme à l’état normal, toutes les expériences faitespar la commission de l’Institut, tant sur la chair musculaire quesur les os, ont donné des résultats négatifs.
» 10° La commission, résumant les instructions contenues dansson rapport, pense que le procédé de Marsh, appliqué avec toutesles précautions qui ont été indiquées, satisfait aux besoins desrecherches médico-légales , dans lesquelles les quantités d’arse-nic qu’il s’agit de mettre en évidence sont presque toujours très-supérieures à celles que la sensibilité de l’appareil permet deconstater. Bien entendu qu’il doit toujours être employé commemoyen de concentrer le métal pour en étudier les caractères chi-miques, et qu’on devra considérer comme milles, ou au moins