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chlorhydrique, forme de l’eau et un chlorure, pendant que l'am-moniaque se dégage dans une cloche D, sous le mercure.
Usages et applications. — L’ammoniaque a été très-souventemployée pour combattre la morsure des animnnx venimeux, soitadministrée à l’intérieur, soit usitée extérieurement. On se sertsouvent de l’ammoniaque comme réactif; on l’emploie pour déta-cher les étoffes tachées avec des corps gras.
AMMONIUM. — On décrit sous ce nom un métal qui n’apoint encore été isolé, qu’on n’a obtenu qu'en combinaison avecle mercure à l’état d’amalgame, et, ce qui est plus remarquable,qui se rapproche de la manière la plus intime des métaux desalcalis, par les propriétés des sels et de la plupart des combinai-sons qu’il peut former, et qui cependant est un corps composéd’azote et d’hydrogène ; qui serait aux métaux des alcalisce quele cyanogène est au chlore, à l’iode, au brome, au fluor.
Voici, d’après Berzélius , les divers moyens d’obtenir l’amal-game d’ammonium.
On met un peu de mercure au fond d’une capsule de verre ou-verte et l’on y plonge un fil de fer ou de platine qui communiqueavec le pôle négatif de la pile ; on verse sur ce métal de l’ammo-niaque caustique concentrée, dans laquelle on plonge un fil de.platine communiquant avec le pôle positif, de manière qu’il soità une ligne de distance du mercure. Dans les premiers moments,il n’y a que le fil positif qui donne du gaz ; mais bientôt des bul-les commencent à se dégager aussi du mercure ; celui - ci segonlle, devient peu à peu épais comme du beurre, prend unecouleur de blanc d’argent, et augmente cinq ou six fois de volume.À cette époque l’amalgame n’est plus liquide, et lorsqu’on l’en-lève il se convertit rapidement et avec dégagement d’hydrogèneen ammoniaque, tandis que le mercure revient à son volumeprimitif. Ce phénomène parait devoir s’expliquer de la mêmemanière que la décomposition des alcalis fixes, qui a lieu dansles mêmes circonstances, et il faut alors admettre qu’un corpsmétallique est combiné avec le mercure. On donne à ce métal lenom d’ammonium.
Si l’on prend un morceau de sel ammoniac, qu’on y creuse untrou, qu’on humecte cette cavité avec un peu d’eau, et qu’on yplace un globule de mercure, communiquant, par un fil de pla-tine, avec le pôle négatif de la pile, pendant qu’un autre fil deplatine provenant du pôle opposé, plonge dans le sel humide,et si l’on rapproche ce dernier autant que possible du mercure,sans cependant le mettre en contact avec lui, on voit le globul®grossir tellement qu’il emplit peu à peu la cavité entière, et qu d