PROPRIÉTÉS CHIMIQUES DES SELS. 2i9
se transforme en acide plus oxygéné ; les sels de protoxyde de feret étain par leur oxyde. 11 faut pour que cette absorption se fassebien, que le sel soit dissous ou humecté.
Aclion des métaux. — Examinons ce qui se passe lorsqu'un selest décomposé par un métal. Le potassium et le sodium , à unechaleur élevée et à sec, décomposent presque tous les sels ; tantôtils 11 e décomposent que l’acide du sel, d’autres fois ils décompo-sent l’acide et l’oxyde en réduisant le métal.
Si le sel est en dissolution, les métaux de la première sectiondécomposent l’eau de préférence au sel, s’oxydent, et, s’unissantà l’aciclc du sel, en précipitent la base ; quand le métal appartientà Tune des quatre dernières sections, alors il n’a plus d’actionsur les sels des deux premières, mais il peut agir sur une disso-lution de sels des mômes sections que le métal, en se substituantà la place du métal (pic contenait le sel, pourvu que le métal dé-composant ait plus d’affinité pour l’oxygène et l’acide que celuide la dissolution. Ainsi, le fer précipite le cuivre, le zinc préci-pite le plomb, le cuivre précipite le mercure, etc.
Ce qu’il y a de remarquable dans cette décomposition, c’estque la quantité de métal précipité et celle du métal qui se sub-stitue sont toujours constantes et proportionnelles ; c’est-à-direque si Ton prend la quantité du métal précipité et celle du métalprécipitant, on trouve que, bien que ces quantités soient diffé-rentes, elles s’équivalent. 11 résulte de cela que si le sel de la dis-solution est neutre, le nouveau sel sera neutre lui : même. Si Toncherche à réduire en chiffres les quantités des deux métaux, 011verra , par exemple, pour le cuivre et lofer, que 791,39 du pre-mier sont remplacés, dans le sel, par 339,21 de fer. Or, cesquantités étant celles qui absorbent 100 d’oxygène , il en résulteque les deux sels doivent être au meme état de saturation, sinous nous rappelons ce que nous avons dit de la composition dessels. Il en résulte encore que 791,39 et 339,21, représentent laproportion ou l'équivalent chimique de ces métaux.
11 arrive pourtant, si la dissolution reste en contact avec le mé-tal précipitant, que le métal précipité est en plus grande quantitéqu’il 11 e devrait l'être; rivais c’est que le métal, en se déposant,enveloppe de toutes parts le métal précipitant, et lui ôte tout con-tact avec la dissolution saline , d’où résulte un élément de la pilequi continue la décomposition ; c’est ce qui arrive dans les cris-tallisations nommées arbre de diane et arbre de saturne.
Arbre de salurne. — La cristallisation métallique la plus re-marquable est celle que Ton produit avec une lame de zinc dansune dissolution d’acétate de plomb; pour l’obtenir, on prend