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de l’eau contenant la 30 e partie de son poids de ce sel ; on en Iremplit presque entièrement un flacon à large goulot, d’environ3 litres; et l’on fait plonger, dans la partie supérieure de cettedissolution, par exemple aux trois quarts de sa hauteur, unelame de zinc suspendue au bouchon du flacon par le moyen de I
(ils de laiton , en ayant soin de faire descendre quelques-uns de !
ceux-ci beaucoup au-dessous de la lame; peu à peu le zinc et lesfils se recouvrent de paillettes de plomb très-brillantes et en sigrand nombre qu'elles finissent par remplir presque entièrementle vase. L’expc'riencc n’est ordinairement terminée qu’au bout de !quelques jours. !
Arbre de diane. — Il est une autre cristallisation métallique Idont on s’est beaucoup occupé autrefois, c’est celle qu’on produitavec le mercure et le nitrate d’argent. A cet effet, on met 15 à 20grammes de mercure dans un verre à pied, et l’on verse dessus50 à 00 grammes de dissolution de-nitrate d’argent, contenantenviron 7 à 8 grammes de sel ; on couvre le verre et on l’aban-donne à lui-mème. L’argent se précipite, dans l’espace de quel-ques jours , sous forme de petits cristaux brillants qui se combi-nent avec une petite quantité de mercure , et qui s’arrangent demanière à former un grand nombre de rameaux dont la hauteurest quelquefois de plusieurs millimètres. Cette cristallisation étaitcomme autrefois sous le nom d'arbre de diane , parce qu’elle res-semble à une sorte végétation. et qu’alors l’argent s’appelaitdiane. A cette époque, le plomb s’appelait Saturne ; on a donnépar la même raison, le nom d’arbre de Saturne à la cristallisationprécédente.
Parmi les métaux , les uns sont précipités sous forme de pou-dre noire : tels sont l’antimoine, l’arsenic, le palladium; lesautres sont précipités avec leur brillant métallique : tels sont par-ticulièrement le plomb , le cuivre , le mercure , l’argent ; le cuivrese précipite en lames, et l’argent en houppes très-légères et très-brillantes, composées d’une multitude de petits cristaux
ACTION DES ACIDES ET DES BASES SUR LES SELS. — AC-TION DES SELS LES UNS SUR LES AUTRES. — Berthollet a lepremier étudié d’une manière très-philosophique l’action desacides et des bases sur les sels, et l’action des sels les uns sur lesautres ; nous exposerons cette partie importante de l’histoire dessels d’après Chevreul, dont les descriptions ne laissent rien à dé-sirer sous le rapport delà précision et de l’exactitude.
ACTION DES ACIDES SUR LES SELS. —■ L'acide mis en contactavec le sel est identique avec celui du sel. Il peut arriver : 1° qu’dn’y ait pas d’action; ex. ; acide silicique et silicate de chaux à