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Chimie / A. Bouchardat
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260 CHIMIE.

liant île l’acide chlorhydrique et du protochlorurc non décom-posé.

O 11 peut l’ohtenir directement en combinant le chlore avecl’antimoine. Mais le, procédé le (dus suivi aujourd'hui consiste àtraiter le sulfure d’anlimoinc par l’acide chlorhydrique : il se faitde l’acide sulfhydriquc et du chlorure d’antimoine qui reste dis-sous ; on concentre la liqueur,' et on la distille pour obtenir leprotochlorurc.

Usages, applications. — On l’emploie pour bronzer les mé-taux, pour obtenir l’oxydo-chlorure d'antimoine (poudre d’Al-garoth), ce qui se fait en le versant dans huit fois son poidsd’eau. En médecine on s’en sert comme corrosif pour cautériser.

CHLORURES DE MERCURE ( Protochlorure ( Hg Cl ), Mercure doux, Calomel , Panacée mercurielle). — Ce sel est blanc, insi-pide , volatil sans décomposition, inaltérable à l’air, insolubledans l’eau, cristallisablc par voie de sublimation, en prismes qua-drilatères. La lumière le noircit; il ne se dissout pas dans l’acidechlorhydrique , mais bien dans le chlore ; alors il passe à l’état debichlorurc. Mis en contact avec une dissolution alcaline, il noircit,et se transforme eu oxyde de mercure.

On prépare le protochlorure de mercure par voie de double dé-composition , en versant l’une dans l’autre une dissolution d’azo-tate, de protoxyde de mercure, et une dissolution de chlorure desodium, puis lavant le précipité. On nommait autrefois ceproto-ehlorure précipité blanc. On le prépare encore en sublimant unmélange de sulfate de protoxyde de mercure et du sel marin, oubien en triturant parties égales de mercure et de bichlorurc demercure, et sublimant le mélange.

Voici le procédé qu’on emploie pour obtenir le. protochlorurede mercure sous un état de très-grande division. On place le mé-lange intime de bichlorurc de mercure et de mercure, dans unecornue de terre contenue dans un fourneau à réverbère ; onchauffe : la vapeur de protochlorure arrive dans le ballon quisurmonte le flacon bitubulé ; il y arrive en même temps de la va-peur d’eau que l’on produit dans une cornue en verre. La dispo-sition de l’appareil (lig. 50) montre la manière de conduire cetteopération, qui fournit le calomélas à la vapeur, qu’on doit laveravec le plus grand soin pour le dépouiller du sublimé corrosif qu’ilpourrait retenir.

M. Soubeiran a montré que l’on pouvait obtenir facilement ducalomélas à la vapeur, en faisant parvenir de la vapeur de calo-mélas dans une petite chambre exactement close, en opérant, enun mot, comme lorsqu’il s’agit de préparer des fleurs de soufre.