CHLORURES I)E MERCURE. 261
Les fabricants anglais ne nous avaient parlé de vapeur que pourcacher leur procédé et pour nous vendre leur produit.
Fig. 50.
Usages .— On s’en sert comme purgatif et vermifuge; il agitbeaucoup moins énergiquement que le sublimé.
liichlorure , sublimé corrosif. (Hg Cl 2 ), blanc, inaltérable à l’air,d’une saveur stvptique très-désagréable, très-vénéneux, même àla dose de quelques centigrammes. Il se vaporise sans altération,et cristallise alors en petites aiguilles prismatiques. Cette vapeura pour caractère de blanchir une lame de cuivre. L’eau en dis-sout 1 /20 e à la température ordinaire, et 1/3 à celle de l’eaubouillante.
L’alcool et l’éther le dissolvent aussi très-bien.
L’albumine et le gluten se combinent instantanément avec lebichlorure de mercure : aussi les a-t-on conseillés dans les casd’empoisonnements par ce sel, qui, avec le gluten et l'albumine,forme une combinaison qui est infiniment moins vénéneuse que lebichlorure. Fig. 51.
On se procure ce sel en chauffant dans des ma-tras un mélange intime de quatre parties de selcommun, d’une partie de bioxyde de manganè-se , et cinq parties de sulfate de bioxyde demercure. Bientôt la réaction s’établit, et le bi-chlorure formé vient se sublimer à la partiesupérieure du matras (fig. 51). Le résidun’est plus que du sulfate de soude, et dumanganèse moins oxydé. Remarquons quele manganèse n’est employé que pour trans-former les portions de protoxyde du mercureen bioxyde de mercure.