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SULFATE DE BIOXYDE DE CUIVRE ( Couperose bleue , vitriolbleu, vitriol de Chypre , etc.). — 11 paraît que le protoxyde de cui-vre ne peut pas se combiner à l’acide sulfurique sans se décom-poser en cuivre et en bioxyde qui se combine à l’acide.
Le sulfate de cuivre est d’une belle couleur bleue, d’une saveurtrès-slyptique ; cristallisant en beaux prismes obliques, à base deparallélogramme obliquangle, transparents, qui contiennent del’eau de cristallisation, s’eflleurissent un peu, se fondent à unedouce chaleur, puis blanchissent en se desséchant ; enfin, sc dé-composent à une chaleur plus forte; la potasse, la soude, l’ammo-niaque, etc., décomposent ce sel ; celte dernière redissout sur-le-champ le précipité hlanc-blciultrc, et forme la liqueur d’un beaubleu que l’on connaît sous le nom d’eau céleste.
Ce sulfate sc trouve dans les eaux qui coulent à travers les mi-nes de cuivre. On peut l’en extraire par l’évaporation. Le plus sou-vent on se le procure en traitant le sulfure de cuivre par le pro-cédé que nous avons indiqué pour la préparation du sulfate de fer.
Ce sel est formé de i atome de bioxyde de cuivre, de 1 atonied’acide, et de 5 atonies d’eau = (Cu O, S O 3 ) + 5 H 2 O.
Usages. — Il sert pour préparer le vert de, Schéele et les cendresbleues; en médecine on l’emploie comme escarrotique.
PHOSPHATES. —Depuis que M. Grahani a publié son intéres-sant mémoire sur les modifications de l’acide phosphorique, mo-difications dont nous avons donné un aperçu en traitant de cetacide, il en résulte que les phosphates d’autrefois doivent être di-visés en trois séries, qui sont : 1° les phosphates proprement dits ;2° les pyrophosphalcs ; 3° les métaphosphates.
Ayant dit, à l’article Acide phosphorique , tout ce que nous de-vions dire des pyrophosphates et des métaphosphates, il ne nousreste plus qu’à parler des phosphatesproprement dits.
L’acide phosphorique trihydraté (P 2 O 5 , 3 H 2 O) peut se com-biner avec les bases, en trois proportions, et former des sels neu-tres P 2 O 5 , 2 R O H 2 O ; des sels acides P 2 O 5 , R O, H 4 O 2 ; et dessels basiques P 2 O 5 , 3 R O. Remarquons de suite, qu’en considérantl’eau comme jouant le rôle de base, tous ces sels sont dans unrapport tel que la quantité d’oxygène de l’acide est à celui del’oxyde comme 5 : 3 ; et, dans ce cas, l’acide lui-même conte-nant 3 atomes d’eau, peut être considéré comme un véritablesel.
Exposés au feu, ces sels perdent l’eau qu’ils contiennent, etpassent aux différentes modifications que nous avons fait connaî-tre ; ainsi le phosphate acide devient P 2 O 5 , R O, ce qui le consti-tue métaphosphate. Le phosphate neutre devient P 2 O 5 , 2 RO,ou