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trique que par le fou : aussi doit-on avoir la précaution de placerdes paratonnerres au-dessus des magasins à poudre.
La poudre doit être conservée avec soin dans des endroits biensecs, autrement elle se détériore. s
L’origine de la poudre à canon et du feu grégeois, est une dequestions les plus intéressantes de la chimie historique. Je vaisemprunter ce qui suit à un travail fort intéressant de M. L. La-lanne. « Les Romains connaissaient une poudre d’artifice dont ilsse. servaient dans leurs représentations théâtrales ; quelques versdeClaudien ne peuvent laisser aucun doute à cet égard. Un écri.vain grec du iv me siècle, Jules l’Africain , contient au septièmelivre de ses Kestoi, un passage remarquable où il fait mention d’unmélange qui se meut de lui-même, et qu’on ne doit pas, de peurd’incendie, exposer au soleil passant au méridien, mais conserverdans une boîte soigneusement fermée.
On trouve au tome VIII, p. 331, des Mémoires des missionnaires de Pékin , une lettre écrite de cette ville, en 1778, par leP. Amyot, lettre dans laquelle ce missionnaire traduit un manus-crit chinois qu'il avait sous les yeux. D’après ce manuscrit, tousles effets de la poudre étaient, plusieurs siècles avant J.-C. incon-testablement connus en Chine , où, dès le commencement de notreère, l’artillerie avait pris les plus grands développements. A cettedernière époque, les Chinois avaient déjà de nombreuses machinesde guerre, comme le tonnerre de la terre, la ruche d'abeilles, lefeu dévorant, etc., et enfin le globe contenant le feu du ciel. LeP. Amyot ajoute que : «les effets attribués à ce feu du ciel rappel-lent l’idée qu’on se fait communément du feu grégeois. On s’enservait plusieurs siècles avant notre ère. Tout en regardant commeun peu exagérée, cette antiquité si reculée que, par amour-proprenational, les Chinois assignent à l’usage de leurs procédés dansles arts, néanmoins il est incontestable que les effets les plus sim-ples de la poudre, comme les feux d’artifice, les fusées, etc.,étaient connus chez eux dès les premiers siècles de F ère chré-tienne. Or, on sait que de nombreux documents établissent lesrapports les plus fréquents entre l’empire romain et les Chinois,qui, au vn mc siècle, faisaient encore un commerce actif dansl’Inde et sur les bords de la mer Rouge ; et ce fut par cette voie,suivanttoutc probabilité, que Calliuique a reçu le feu grégeois.
Ici nous devons prévenir une objection. On pourra s’étonnerde ce que les Grecs, en possession de la poudre comme arme deguerre, depuis le vn me siècle, n’aient pas su à la longue en tirerun parti plus avantageux que celui de la fusée. Ce fait n’a rien quidoive surprendre : le secret de la préparation du feu grégeois