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construction (le l’aqueduc d’Arcucil remonte à plusieurs siècles ,et n’a jamais été l’objet de grandes réparations, mais les inscrus-lations ont fait de tels progrès , que le débit de l’eau a beaucoupdiminué; j’ai vérifié les titres de. plusieurs concessions particu-lières et la quantité d’eau actuellement fournie par les conduits,et j’ai vu qu’elle étaient réduite au quart environ; mais voilàplusieurs siècles que les conduits fonctionnent, et puis les eauxd’Arcucil contiennent une proportion plus considérable de selscalcaires que les eaux d’Auxerre .
L’eau distribuée à Montpellier possède une composition à peuprès analogue à l’eau d’Auxerre ; elle provient d’une source con-sidérable qui surgit à Saint-Clément, à une distance de la villede près de 10 kilomètres; la galerie par laquelle elle a été dérivéea été construite en 1705, et la formation de dépôt calcaire n’apoint nécessité de travaux de réparation ; si le service des eauxde Montpellier en réclame aujourd’hui d’importantes , cela doitêtre attribué à d’autres causes.
On le voit, la crainte des incrustations calcaires ne saurait êtreéveillée que pour un avenir très-éloigné ; mais, dans les travauxde cette nature exécutés par une grande cité, on doit penser àl’avenir comme au présent, et c’est guidé par cette considérationque je conseillerais d’épuiser la propriété incrustante de l’eau,1° en lui faisant parcourir lentement un aqueduc construit detelle façon, que l’acide carbonique en excès qui tient en dissolu-tion le carbonate de chaux, puisse se dégager; 2° en la recevantavant de la distribuer dans un vaste réservoir où sa propriété in-crustante s’affaiblirait incessamment.
CONCLUSIONS. — Les eaux de la source que la ville d’Auxerre se propose de dériver dans ses murs, doivent être rangées parmiles eaux potables de la meilleure qualité.
Par leur composition elle touche à la limite qui sépare leseaux incrustantes des eaux qui déterminent la formation des tu-bercules ferrugineux ; mais j’ai la ferme conviction qu’avec desprécautions convenables, ces inconvénients pourront être évités.Les mêmes appréhensions ne se présenteraient pas si on s’arrêtaitau parti de distribuer les eaux de la rivière d’Yonne , mais d’au-tres inconvénients apparaîtraient. On aperçoit de prime abordla construction d’un moteur; son entretien, les réparations, lechômage, et par-dessus tout la difficulté d’obtenir des eaux con-stamment limpides; car il faut bien le dire , tous les essais defiltrations en grand sont, ou dispendieux ou ne réussissent pasfacilement quand cette opération est la plus nécessaire, c’est-à-direque les eaux sont très-chargées de limon ; avec des eaux de sources