FILTRATION ET DÉPURATION DES EAUX. 321élevées, pas (le moteurs, pas d’entretien, pas de chômage, pas defiltration.
Je conclus : si les eaux de la source que la ville d’Auxerre sepropose de dériver sont assez abondantes, et si elles arrivent parleur pente naturelle dans les quartiers hauts de la ville , on doitles préférer aux eaux d’Yonne .
FILTRATION ET DÉPURATION DES EAUX. — Posséder deseaux potables de bonne qualité est une des premières nécessitésde la vie, on n’en sent tout le prix que lorsqu’on en est privé.Mais il peut se faire qu’on n’ait à sa disposition que des eaux derivières troublées par beaucoup de matières en suspension, ouque des eaux de mare d’une odeur infecte; il faut les purifier,pour cela on emploie la filtration et la dépuration. Une grandepartie de ce que je crois utile défaire connaître aux jeunes élèvessur ce sujet, est extrait d’un rapport de M. Arago, sur les appareilsde filtrage de IL Fonviellc, établis à Motel-Dieu.
« Les eaux de rivière sont en général plus pures que les eaux(le source; l’avantage d’une plus grande pureté dans l’eau desrivières considérées chimiquement, est, au reste bien plus quecompensé par leur manque habituel de limpidité ; à chaqueaverse, les eaux torrentielles, pendant leur course précipitée sechargent de terre végétale , de glaise, de graviers, de toutes sor-tes de détritus qu’elles arrachent au sol, et l’ensemble de ces ma-tières est entraîné pêle-mêle jusque dans le lit des rivières. Cha-cun doit comprendre maintenant pourquoi les mariniers et mêmeles ingénieurs appellent quelquefois ces crues des troubles.
» C’est par son mouvement rapide à travers les terres, que l’eause charge de limon. Par le repos , ce limon se précipite, et le li-quide reprend sa limpidité naturelle. Rien, assurément, de plussimple que ce moyen de clarification; malheureusement il estd'une excessive lenteur.
” On peut déduire des expériences très-intéressantes, et des calculsfaits à Bordeaux par M. Léopold, qu’après dix jours de repos abso-lu, l’eau de la Garonne prise en temps de crue ou de souberne, neserait pas encore revenue à sa limpidité naturelle. Au commence-ment, il est vrai, les plus grosses matières se précipitent très-vite,mais les plus fines descendent avec une lenteur désolante. Le reposne pourrait donc pas être adopté comme méthode définitive declarification des eaux destinées à l’alimentation des grandes villes.
” Les tentatives des ingénieurs pour purifier l’eau, se sont di-rigées vers l’emploi des matières inertes , ou qui, du moins ne1 cuvent rien céder à l’eau. Ces matières sont du gravier plus oumoins gros, du sable plus ou moins fin , du charbon pilé.