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Chimie / A. Bouchardat
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328 CHIMIE.

» Ainsi (les objets en fer, en acier, c’est-à-dire tenaces, dursou tranchants, niais oxydables à l’air, peuvent, tout en conser-vant leurs anciennes propriétés, devenir inaltérables au moyend’un vernis d’or, de platine ou d’argent, vernis si léger et simince que leur prix s’en ressent à peine.

- Des ustensiles en cuivre, laiton ou étain qui seraient dange-reux ou désagréables, peuvent recevoir la meme préparation eucouches pins épaisses, et devenir inaltérables à l’air, inodores etd’un emploi salubre. Et comme l’agent qui opère de tels effetspossède une puissance sans limites, il faut ajouter que ce, n’estpas seulement l’or, le, platine et l’argent qu’on peut appliquer surquelques métaux, mais le cuivre, le plomb, le zinc, le, nickel, lecobalt, etc., qui, misa contribution selon les circonstances, vien-nent à leur tour changer l’aspect des objets sur lesquels on lesforce à se déposer, ou bien leur communiquer des propriétésutiles et nouvelles.

» Cet art, ajoute, le, rapporteur, aura pour effet presque certainde, détruire tous les ateliers si dangereux de dorure au mercure ;il transportera jusque dans la plus humble chaumière l’usage agréa-ble et utile de l’argenterie; il permettra d’appliquer le vermeil àune foule, d’objets d’usage commun, et par cela même provoquantune, déperdition considérable de métaux précieux, viendra rani-mer l’exploitation des mines d’argent, rehausser le prix avili dece métal, et faire équilibre à l’excès de production, qui, à sonégard, se manifeste, depuis long-temps (l’une manière si frap-pante.

Procédé de dorure par M. Elkinglon .—■ «Il prend 31 grammes2a centigrammes d’or converti en oxyde, 5 hectogrammes decyanure de potassium et 4 litres (l’eau. Il fait bouillir le tout pen-dant une demi-heure ; dès-lors le liquide est prêt à servir. Bouil-lant , il dore très-vile ; froid, il dore plus lentement. Dans lesdeux cas, on y plonge les deux pôles d’une pile à courant con-stant, l’objet à dorer étant suspendu au pôle négatif, où le métalde la dissolution vient se rendre.

» Voici la disposition de l’appareil de M. Elkinglon. C'est unvase cylindrique de cuivre, armé (l'un long lil de ce métal, et (l’unautre vase également cylindrique, en terre poreuse, d’un dia-mètre moindre des deux tiers, que l’on place dans le vase encuivre ; l’élément en zinc cylindrique solide, armé d’un long lilde, cuivre, se loge entre les parois des deux vases inclus l’un dansl’autre. On verse le bain d’or dans le vase en terre, et une disso-lution de sel marin dans le vase, de cuivre; on plonge les deuxpôles dans le vase en terre, ainsi que les objets à dorer, qu’on