PROCÉDÉ POUR DORER LES MËTABX. 329place contre le pôle négatif, c’est-à-dire, contre le long fil de cuivrequi part du zinc. »
Procécé de dorure par M. Ruoltz. — « 11 emploie une pile de40 couples de 16 centimètres de large sur 8 de hauteur. 11 armele pôle positif d’un fil de platine, le pôle négatif d’un fil de cuivre,qui se rendent dans l’auge où se trouve le bain d’or ou autre.Les objets à dorer, argenter, étamer, cuivrer, etc., sont ran-gés sur le fil de cuivre; le fil de platine les longe sans les lou-cher.
» M. de Ruoltz a éprouvé une telle variété de dissolutions d’or,qu’il lui a été facile d’en trouver de moins chères et de plus con-venables que celles dont M. Elkington fait usage lui-même : ainsiil s’est servi, 1° du cyanure d’or dissous dans le cyanure simple depotassium ; 2° du cyanure d’or dissous dans lccyanofcrrurc jaune ;3° du cyanure d’or dissous dans le cyanofcrrurc rouge ; 4° duchlorure d’or dissous dans les mêmes cyanures ; 5° du chloruredouble d’or et de potassium dissous dans le cyanure de potassium;6° du chlorure double d’or et de sodium dissous dans la soude ;7° du sulfure d’or dissous dans le sulfure de potassium neutre.
» Les chimistes seront étonnés, ajoute le rapporteur, en exa-minant tous ces procédés, que le dernier de tous, celui qui reposesur l’emploi des sulfures, soit le plus convenable, et qu’appliquéà dorer les métaux tels que le bronze et le laiton, dont on connaîtla sensibilité en ce qui concerne la sulfuration, il réussisse à mer-veille et en donnant la dorure la plus belle et la plus pure deton.
Du reste, tous ces procédés réussissent bien, et les trois der-niers en particulier permettent de dorer tous les métaux en usagedans le commerce, et même des métaux qui jusqu’ici ni ont pasété employés. Ainsi l’on peut dorer le platine, soit sur tonte sasurface, soit sur certaines parties, de manière à obtenir des des-sins d’or sur un fond de platine.
» L’argent se dore si aisément, si régulièrement et avec descouleurs si pures et si belles, qu’il est permis de croire qu’à l’ave-nir tout le vermeil s’obtiendra de la sorte. On varie à volonté l’é-paisseur de la couche d’or, sa couleur même. On peut faire surla même pièce des mélanges de mat et de poli. Enfin, on doreavec une égale facilité les pièces à grande dimension, les piècesplates ou à relief, les pièces creuses ou gravées et les filamentsles plus déliés.
* Tout ce qu’on vient de dire de l’argent, il faut le répéter ducuivre, du laiton, du bronze. Rien de plus aisé, de plus régulierque la dorure des objets de diverse nature que le commerce fabri-
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