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Chimie / A. Bouchardat
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330 CHIMIE.

que avec ces trois métaux. L’or, tantôt appliqué en pellicules ex-cessivement minces,-constitue un simple vernis propre à garantirces objets de l’oxydation; tantôt appliqué en couches (dus épaisses,il est destiné à résister, en outre, au frottement et à l’usage. Parun artifice très-simple on peut varier l’épaisseur de la couched’or, la laisser mince partout où l’action de l’air est seule à crain-dre, l’épaissir, au contraire, là où il importe d’empêcher des dé-gradations dues au frottement. La bijouterie tirera grand parti deces moyens, mais la science y trouvera aussi sa part d’avantages.Ainsi rien ne nous empêche à l’avenir de dorer à bon marchétous ces instruments de cuivre qui se dégradent si rapidementdans nos laboratoires, de nous procurer des tubes, des capsules,des creusets de cuivre doré qui remplaceront les vases d’or né-cessaires quelquefois, et (jue nul chimiste ne possède aujourd’hui.

» Le paekfong prend très-bien la dorure par ce procédé, et il de-vient facile de convertir en vermeil les couverts en paekfong, déjàassez répandus, et qui 11 e sont pas sans danger.

» L’acier et le fer se dorent bien et solidement par cette mé-thode qui n’a aucun rapport, à cet égard , avec les procédés siimparfaits de dorure sur fer ou acier; seulement il faut commen-cer par mettre sur le fer ou l’acicr une pellicule cuivreuse. Lescouteaux de dessert, les instruments de laboratoire , les instru-ments de, chirurgie, les armes, les montures de lunettes et unefoule, d’objets en acier ou en fer recevront ce vernis d’or avec éco-nomie et facilité. Nous avons constaté que divers objets decelte nature avaient été reçus avec une vive satisfaction par lecommerce. L’emploi des couteaux dorés à l’usage habituel nousa fait voir d’ailleurs que celte application était de nature àrésister à un long usage , quand la couche d’or était un peuépaisse. «

» L’étain a été, sous ce rapport, l’objet d’expériences très-inté-ressantes de M. de Ruollz. 11 s’est assuré qu’il 11 c se dore pas très-bien par lui-même; mais vient-on à le couvrir d’uneinfiniment mince de cuivre, au moyen de la pile et d’une dissolu-tion cuivreuse, dès-lors il se dore aussi aisément (pie l’argent. Levermeil d’étain est même d’une telle beauté, qu’on peut assurerque le commerce saura trouver d’utiles débouchés à ce nouveauproduit, quoiqu’il soit de noire devoir d’ajouter qu’à raison duprix élevé de l’or il devient difficile (le mettre sur des couvertsd’étain une couche d’or suffisante pour les rendre durables sans(•lever trop leur prix. »

Argenture sur métaux. — Nous niions continuer de citer lerapport de l’Académie des sciences ; « Tout ce que nous venons de