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Chimie / A. Bouchardat
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332 CHIMIE.

difficultés pendant long-temps, par la lenteur avec laquelle il obéis-sait à l’action de la pile. Il fallait avec les dissolutions dans lesles cyanures, par exemple, donner à l'expérience une duree centou deux ccnls fois plus longue pour le platine que pour l’argent ouou l’or, à égales épaisseurs ; mais en faisant usage de chloruredouble de platine et de potassium dissous dans la potasse causti-que, on obtient une liqueur qui permet de platincr avec la mêmefacilité et la même promptitude que quand il s’agit de dorer oud’argenter.

” Nous n’insisterons pas sur les applications très-variées que leplatine pourra recevoir dans celte nouvelle direction. Les chi-mistes y trouveront le moyen de se procurer de grandes capsulesde laiton platiné qui réuniront au bon marché toute la résistancenécessaire aux dissolutions salines ou acides ; les armuriers met-tront à prolit sous diverses formes ce moyen de préservation desmétaux oxydables ou sulfurablcs qui entrent dans la fabricationdes armes ; la bijouterie pourra faire entrer le platine dansses décorations ; l’horlogerie y trouvera un excellent agent pourcouvrir d’un vernis très-durable les pièces dont elle redoute l’al-tération.

» Cuivraye. — M. de lluoltz ne s’est pas borné à l’applicationdes métaux précieux. Étendant ses procédés à tous les métauxutilisables, il a essayé de cuivrer, de ziuqucr, de plomber, co-baltiscr, nickéliser, etc., divers métaux usuels. Le cuivrage appli-qué sur tôle ou fonte, donne le moyen de faire à meilleur marchéle doublage des navires, si l’expérience vient confirmer les idéesqu’on peut se faire sur la résistance de ce produit. 11 est évident,en tout cas, que la tôle, le fer, la fonte naturelle ou doucie, peu-vent recevoir par le cuivrage toutes les propriétés du cuivre, ence qui concerne la couleur, le poli, la résistance à l’air, et que, parla nature même de la matière intérieure, le bas prix duse trouve garanti. On cuivre comme on argente, au moyen ducyanure de cuivre dissous dans les cyanures alcalins; mais laprécipitation du cuivre est plus difficile que celles des métauxprécieux. Du reste, ce que nous venons de dire du platine mon-tre combien l'influence de la dissolution peut être grande à cetégard.

» Zincaye. — Le fer zinqué acquiert la faculté de résister auxactions oxydantes de l’air, et surtout de l’air humide ou de l’eau.C’est qu’en effet le zinc, qui est plus oxydable que le fer, préservece métal de l’oxydation, et ne s’oxyde presque pas lui-même ; car,lorsqu’il est couvert d’une couche de sous-oxyde, toute altéra-tion ultérieure s’arrête. Dans la plupart des applications essayées