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Chimie / A. Bouchardat
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333
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APPLICATION DES OXYDES SUR LES MÉTAUX. 333par M. (le Ruoltz, le métal déposé se trouve au contraire négatifpar rapport au métal recouvert. Toute la garantie que le vernismétallique promet en pareil cas repose sur sa parfaite intégrité ; car,s’il s’entame sur un point quelconque, et que l’air humide puissearriver jusqu’au métal intérieur, la couche superficielle, hicnloin de servir de préservateur, deviendra au contraire une causedéterminante d’oxydation. Le zinc appliqué sur le fer le préservedonc doublement, tant qu’il est intact, comme vernis, et, quand ilest entamé, par une action galvanique. Cette particularité rendcompte du succès qu’à obtenu le fer zinqué dans toutes les appli-cations où le fer, la tôle s’employaient à froid, n’avaient pas be-soin de toute leur ténacité, et pouvaient supporter un supplémentde dépense. En général, le fer zinqué ne doit pas être appliquéà contenir de l’eau chaude : l’action galvanique des deux métauxdétermine très-rapidement l’oxydation du zinc, et le fer se rongeà son tour avec une singulière activité. »

On le voit, on peut appliquer aussi bien les métaux économiquesque les métaux précieux parla méthode galvanique. Nous devonsseulement observer qu’une des conditions indispensables et géné-rales du succès, c’cst que les surfaces (l’application soient biennettes. Ainsi avant que (l’appliquerl’or, l’argent ou le platine sur lecuivre, il faudra les soumettre à (leux opérations. On les recuit, eton les déroche. Pour les recuire, on les place sur une tôle, et onles chauffe au rouge, puis on les plonge dans un mélange d’eauet d’acide sulfurique; et enfin on les décape en les plongeant dansl’acide nitrique à 30°, puis dans un mélange (l’acide nitrique aumême degré, mêlé avec de la suie et du sel marin. On rince lespièces à l’eau, puis on les sèche dans de la sciure de huis chauffée.Le décapage est si parfait qu’au premier coup d’œil on peut leprendre pour de la dorure.

DE L’APPLICATION DES OXYDES SUR LES MÉTAUX. — M.Becquerel a publié (les procédés très-ingénieux pour déposer lesperoxydes de plomb et (le fer sur les métaux d’un usagcjournalier,afin de les préserver d’altération de la part (les agents extérieurs,dépôts qui ne sauraient manquer de produire de bons effets, enraison (le l’inaltérabilité de ces oxydes. L’appareil que M. Bec-querel emploie et qui a servi de type aux piles à courant constant,est formé d’un bocal rempli d’acide nitrique, dans lequel plongeun tube de verre, fermé par en bas avec de l’argile retenue aumoyen d’une coiffe en linge ficelée convenablement et remplid’une dissolution (le potasse concentrée; (1e deux lames de pla-line immergées, l’une dans l’acide, l’autre dans la potasse, et com-muniquant ensemble au moyen d’un fil de platine dont les bouts