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à 12 de chaux éteinte, et 10 à 100 parties de retailles qui tombent jquand on souffle le même verre.
CRISTAL . —11 est composé de 120 parties de sable silicique oude feldspath, 16 de potasse, 7 de nitre, G d'arsenic blanc et 1 /8 ede manganèse; ou de 100 parties de sable, 100 de soude d’Ali cante , 100 de débris de verre et 1/2 de manganèse.
FLLNT-GLASS. — On l’obtient en fondant ensemble 120 partiesde sable blanc, 35 de potasse, 40 de minium, 13 de nitre, G d’ar-senic blanc et 1)2 de manganèse; ou 100 parties de sable, 80 à 85de minium, 35 à 40 de, potasse purifiée, 2 à 3 de nitre et 0,06 demanganèse.
VERRE POUR LES GLACES. — Il se prépare avec GO parties desable, 25 de potasse, 15 de nitre, 7 de borax et l/8 e de manganèse;ou 100 parties de sable, 45 à 48 de soude puriliée, 12 de chauxéteinte et 100 de sel de Glauber . I)u reste, les recettes qu’on donneà cet égard diffèrent beaucoup les unes des autres.
VERRE VERT OU A BOUTEILLE. — Il est composé de 2 partiesde cendre, 1 de sable et un peu de sel marin ; ou de 100 parties de jsable, 200 de soude de varec, 50 de cendre et 100 de bouteilles icassées. '
VERRE VERT A VITRAGES. — On prend 60 parties de sable,
25 de potasse, 10 de sel marin, 5 de nitre, 2 d’arsenic blanc et 1|1de manganèse.
On se, sert avec avantage, pour fabriquer le verre vert, de lacendre de bois lavée, dont l’alcali plus pur est employé à faire duverre blanc. Cette cendre lessivée, contient du silicate, potassique(combiné avec des silicates calcique et aluminique), qui se con-vertit en verre vert par l’addition du sable.
Dans ces derniers temps on a remplacé avec, succès le carbo-nate sodique par le sulfate, dont l’acide est chassé par l’acide sili-cique, à l’aide d’un feu soutenu.
Ces divers matériaux sont tous réduits en poudre line, mêlésensemble delà manière la plus intime, puis calcinés jusqu’à coquetout soitaggluliué en une, seule masse. Ensuite.on fait fondre celle-ci dans de grands creusets, au milieu d’un fourneau particulier, etquand on voit que le verre est parfaitement fondu et sans bulles,on l’écume pour enlever des substances salines étrangères, dési-gnées sous le nom de fiel de verre, qui viennent nager à la surface;puis on le travaille. Si tandis que le verre est mou on l’allongetrès-rapidement, on obtient des lils creux d’une si grande ténuitéqu’on pourrait les confondre avec la soie. Avec ces lils on peutfaire des aigrettes brillantes, fabriquer des tissus et même des per-ruques comme on le faisait dans le dernier siècle.