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démontrés par une étude attentive et par les essais les plus as-sidus pour les imiter.
PRÉPARATION DES POTERIES ET PORCELAINES. — On dis-tingue deux parties dans les poteries ; la pâte qui en forme lapartie extérieure ; la couverte qui est la partie ordinairement unieet fusible qui garnit l’extérieur.
On divise les poteries en plusieurs groupes, d’après la compo-sition des pâtes employées à leur fabrication. Voici Indivisionadoptée par MM. Erongniart et Dumas :
1° Porcelaine tendre. Silice, alumine, potasse, soude et chaux.
2° Porcelaine chinoise. Silice, alumine, potasse.
3° Porcelaine du Piémont. Silice, alumine, magnésie.
4° Grès. Silice, alumine et quelquefois baryte, ou chaux onoxyde de fer.
5° Faïence fine. Silice, alumine et quelquefois chaux,
6° Faïence commune. Silice, alumine, oxide de fer.
7° Briques et creusets réfractaires. Silice, alumine avec tracesde chaux ou d’oxydes de fer.
8° Briques communes, carreaux, tuiles, etc. Silice, alumine,oxyde de fer, et quelquefois chaux.
Les couvertes sont des espèces de verres ou silicates à based’oxyde de plomb, de potasse, d’oxyde de fer, de chaux, quel-quefois fabriquées avec des produits naturels tels que le feldspath.
Ce sont des vernis que Tou met sur les poteries pour les rendreimperméables; ils sont toujours plus fusibles que la pâte; l’oxydede plomb les rend très-fusibles; mais, mis en excès, il peut don-ner des vases d’un usage dangereux et d’une prompte altération.
On commence par préparer les pâtes; elles ont ordinairementpour base une argile qu’on débarrasse par la lévigation des par-ties grossières ; on ajoide à la pâte argileuse les différentes ma-tières qui doivent composer la pâte, et on produit un mélange in-time au moyen du pétrissage obtenu, ou avec les pieds, ou avffles machines particulières. Un donne différentes formes à la pâteainsi préparée au moyen de tours ou en la comprimant dans desmoules de plâtre ; on sèche les pièces, puis on les cuit.
La température à laquelle se cuisent les poteries varie beau-coup. Tantôt elle est portée presque au degré de la fusion du 1er;c’est ce qui a lieu pour la porcelaine dure, qui se cuit à 140° dupyromètre de Wedgewood. Dans ce cas la poterie qu’on obtientest dense, dure, solide; mais elle est toujours d’un prix élevé etne résiste pas très-bien aux variations brusques de température ;elle se rapproche trop de l’état de verre.
Tantôt on chauffe à peine les poteries; c’est ce qui a lieu pour