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Chimie / A. Bouchardat
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348 CHIMIE.

démontrés par une étude attentive et par les essais les plus as-sidus pour les imiter.

PRÉPARATION DES POTERIES ET PORCELAINES. On dis-tingue deux parties dans les poteries ; la pâte qui en forme lapartie extérieure ; la couverte qui est la partie ordinairement unieet fusible qui garnit lextérieur.

On divise les poteries en plusieurs groupes, daprès la compo-sition des pâtes employées à leur fabrication. Voici Indivisionadoptée par MM. Erongniart et Dumas :

1° Porcelaine tendre. Silice, alumine, potasse, soude et chaux.

2° Porcelaine chinoise. Silice, alumine, potasse.

3° Porcelaine du Piémont. Silice, alumine, magnésie.

4° Grès. Silice, alumine et quelquefois baryte, ou chaux onoxyde de fer.

5° Faïence fine. Silice, alumine et quelquefois chaux,

6° Faïence commune. Silice, alumine, oxide de fer.

7° Briques et creusets réfractaires. Silice, alumine avec tracesde chaux ou doxydes de fer.

8° Briques communes, carreaux, tuiles, etc. Silice, alumine,oxyde de fer, et quelquefois chaux.

Les couvertes sont des espèces de verres ou silicates à basedoxyde de plomb, de potasse, doxyde de fer, de chaux, quel-quefois fabriquées avec des produits naturels tels que le feldspath.

Ce sont des vernis que Tou met sur les poteries pour les rendreimperméables; ils sont toujours plus fusibles que la pâte; loxydede plomb les rend très-fusibles; mais, mis en excès, il peut don-ner des vases dun usage dangereux et dune prompte altération.

On commence par préparer les pâtes; elles ont ordinairementpour base une argile quon débarrasse par la lévigation des par-ties grossières ; on ajoide à la pâte argileuse les différentes ma-tières qui doivent composer la pâte, et on produit un mélange in-time au moyen du pétrissage obtenu, ou avec les pieds, ou avffles machines particulières. Un donne différentes formes à la pâteainsi préparée au moyen de tours ou en la comprimant dans desmoules de plâtre ; on sèche les pièces, puis on les cuit.

La température à laquelle se cuisent les poteries varie beau-coup. Tantôt elle est portée presque au degré de la fusion du 1er;cest ce qui a lieu pour la porcelaine dure, qui se cuit à 140° dupyromètre de Wedgewood. Dans ce cas la poterie quon obtientest dense, dure, solide; mais elle est toujours dun prix élevé etne résiste pas très-bien aux variations brusques de température ;elle se rapproche trop de létat de verre.

Tantôt on chauffe à peine les poteries; cest ce qui a lieu pour