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Chimie / A. Bouchardat
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POTERIES , PORCELAINES, ETC. 347

sont fort tendres ; celles de fÉtrurie sont les plus résistantes. Onesquissait avec un corps dur, dont la trace colorée disparaissaità la cuisson, laissant à sa place des petits sillons suivant les cor-rections de lartiste, ; tous les traits noirs intérieurs étaient faitsau cestre, espèce de tire-ligne ; les fonds et les surfaces un peularges se couvraient au pinceau, de même (pie les lilets.

A légard des inscriptions, il y en a de deux sortes: les unessont peintes sur le blanc ou sur le fond naturel, avec la couleurnoire et brillante ; les autres étaient mises en blanc ou en rougemat sur le vernis noir. Ces dernières sont très-communes et sap-pliquaient comme les retouches ; seulement, le vase étant termi-né,on 11e pouvait ])as toujours se poser commodément pour écrire;il fallait quelquefois tracer les lettres à lenvers, ce qui peut ex-pliquer beaucoup derreurs, de transpositions et domissions dansles légendes.

Venait ensuite la cuisson à nu à une température variée selonles fabriques. La beauté du vernis dépendait de la chaleur. Toutcuisait ensemble, terre et couleur; cest encore ainsi que lon faitdans nos poteries communes. Cest la Sicile , lÉtrurie et la grandeGrèce qui fournissent les plus beaux vernis ; ceux de Bruttiumet de la Lucanie sont, la plupart, très-minces, ternes et faciles àrayer.

Un des effets les plus remarquables de la cuisson était de fairevarier la couleur des vases lorsquils recevaient un coup de feu.Alors lémail passait du noir au vert et du vert au rouge. Cestune propriété bien connue de loxyde de fer.

Ne confondons pas, toutefois, les accidents de cuisson avecceux des bûchers dont la flamme, chargée de matières charbon-neuses, noircissait les vases, les flambait dune manière bizarreet marbrée, faisant éclater ou écailler les parois, pénétrant jus-quau cœur et salissant la pâte elle-même. Les vases brûlés ne sontpas autrement produits.

Lorsque naturellement, ou par suite de la cuisson, la terre de-venait trop pâle dans les places épargnées, on la frottait légère-ment, et à sec, avec un ocre rouge foncé dont la couleur sup-pléait à celle (le la terre et achevait de boucher complètement sespores déjà resserrés par le poli, fresque tous les vases ont subicette opération linale, ; le rouge de leur intérieur est différent decelui de la cassure; 011 lenlève, eu grande partie, avec un lingehumecté; quelques fragments, écaillés par laction subite des bû-chers, montrent les contours des ligures encore conservés parcette couleur rouge, qui a résisté à la flamme lorsquelle détachaitles vernis. Tels étaicntles procédés mécaniquesdes potiers grecs,