358 CHIMIE.
nique ; i° un des principes d’une espèce peut en être séparé parla simple action de la chaleur; c’est ce qui arrive au Imtirate decuivre, qui se, réduit dans l’eau bouillante en acide butirique eten oxyde cuivrique anhydre.
Action ch l'alcool. — L’alcool dissout en général les matièresqui sont peu oxygénées: telles sont les graisses, les huiles, lesbaumes, les résines, substances que l’eau ne dissout pas. Quandil est concentré , il a peu d’action sur les corps que l'eau dissout ;il dissout les sucres moins bien que. ne fait l’eau; il précipite lesgommes de leur solution aqueuse. L’alcool, en agissant sur lesmatières organiques qui contiennent de l'eau, telles que les tissusorganiques, la leur enlève, pour la plus grande partie au moins,et il exerce sur quelques-unes la meme action que la chaleur, lors-qu’elle leur fait éprouver le changement que produit la cuisson.C’est ce, qui arrive à l’albumine qu’on précipite de sa dissolutionaqueuse par l’alccol, comme M. Thénard l’a observé. L’alcoolpeut décomposer certains sels. Je. citerai pour exemple le qua-drosléarate de potasse, qui, dissous dans l’alcool bouillant, seréduit par le refroidissement en cristaux de bistéaratc de potasseet en acide stéarique qui reste dans la liqueur.
Action de l'èthcr. — L’cthcr a une, action analogue à celle de.l’alcool ; cependant, en général, il dissout les corps gras en plusgrande quantité que ne le fait l’alcool, et il exerce une actionbeaucoup plus faible que lui, soit pour dissoudre les corps quel’eau dissout, soit pour enlever aux matières organiques l’eauqu’elles peuvent contenir.
Des dissolvants acides ou alcalins. — On doit les employeravec circonspection, parce qu’ils peuvent faire subir plusieurstransformations aux principes immédiats ; cependant, quand ils’agit d’isolcr un principe antagoniste, leur emploi devient alors,sinon indispensable, du moins très-avantageux.
ANALYSE ELEMENTAIRE. — Historique. — Les anciens chi-mistes n’avaient que des idées erronées sur la constitution chi-mique des êtres organisés et de leurs produits, car ils employaientdes méthodes d’analyse très-vicieuses. C’est encore Lavoisier quifit les premiers pas dans cette carrière féconde. Ses recherchessur la combustion de l’huile et de l’esprit de vin sont dignes d’ad-miration.
Lavoisier brillait le principe immédiat dans une cloche rempliede gaz oxygène, dans laquelle il l’enflammait à l’aide d’un mi-roir ardent. Les premières expériences exactes sont dues àMM. Gay-Lussac et Thénard ; ils brûlaient la matière mélangéeavec une quantité suffisante de chlorate de potasse. Un perfection-