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cuivre me . La substance ne doit pas être trop tassée, etmême en frappant un peu la partie inférieure du tube placée sur lagrille , il sc forme un peu de vide le long de la partie postérieure;les gaz, trouvant à se dégager facilement, 11e chasseront pas lamatière devant eux, ce qui arriverait si on l’avait tassé sansprendre la précaution indiquée. Alors 011 éflile le tube, on enrecourbe l’extrémité, et on l’adapte au tube à chlorure de cal-cium au moyen d’un bon bouchon. Le tube à combustion étantentouré d’une feuille de cuivre, alin d’empêcher l’air froid devenir frapper à sa surface et de le casser, 011 le place sur unegrille convenablement disposée sur un fourneau long. Tout étantainsi disposé, on chauffe graduellement le tube jusqu’à le fairerougir, en plaçant d’abord quelques charbons autour de l’extré-mité du tube, en en ajoutant peu à peu sur toute sa longueur, etenlin en en mettant assez pour pouvoir porter la température à undegré suffisant pour que la combustion puisse avoir lieu.
l)ès que l’essai est terminé, le liquide monte dans la premièrehoule ; l’acide carbonique qu’elle contient étant absorbé par lapotasse, il monterait jusque dans le tube contenant le chlorure decalcium et dans le tube de combustion. Pour obvier à cet incon-vénient, on coupe la pointe du tube de combustion; dès que leliquide est arrivé à une certaine hauteur dans la première boule,il retombe alors dans le tube horizontal.
Pour recueillir l’acide carbonique restant dans le tube de com-bustion, on fait passer, en aspirant lentement avec la bouche,une certaine portion de l’air de l’appareil à travers la potassecaustique ; celle-ci absorbe tout l’acide carbonique qu’elle con-tient , tandis que toute l’humidité qui a pu rester adhérente autube de combustion se porte sur le chlorure de calcium. Je n’aipas besoin d’ajouter que l’augmentation de poids des tubes de chlo-rure de calcium et de potasse caustique donne exactement lesquantités d’acide carbonique et d’eau qui sc sont formées pendantla combustion. Quant à l’oxygène, il se dose par soustraction. IO11 ajoute l’bvdrogène et le carbone, et cette somme est retran-chée du poids total de la matière analysée.
Détermination de Vazote. — Voici les appareils que l’on em-ploie pour doser l’azote ; on a pour but d’obtenir ce corps à l’étatde gaz. L’appareil (fig. 53 ) se compose d’un tube de verre vert,qui communique, à l’aide d’un petit tube , avec une pompe aspi-rante , à laquelle est adapté , de l’autre coté, un tube propre àrecueillir les gaz, qui doit avoir au moins 80 centimètres de lon-gueur, et qui va plonger dans une cuve à mercure au-dessusd’une cloche graduée. L’appareil étant ainsi disposé, et tontes