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de quinquina. Les sels cristallins ont un éclat nacré; la plupartsont solubles dans l’eau; les solutions sont incolores, mais avecune légère teinte bleue opaline ; ils sont précipités par les acidesoxalique, tartrique, galliquc, et par l’infusion de noix de galle.
La fabrication du sulfate de quinine est en France une branchecommerciale importante; on l’expédie dans toutes les parties del’Europe , et jusque dans l’Amériquc-Méridionale, d’où nous ar-rive 1 écorce de quinquina, qui sert à le préparer. Dès 1820, onen fabriquait déjà plus de 5,000 kilogrammes; or, en admettantque la quantité moyenne de ce médicament, administrée à chacundes individus qui en ont fait usage, ait été de 1 gram. 95 cent,en plusieurs doses, ce qui excède généralement la quantité utilepour couper une fièvre, ces 5,000 kilogr. auraient été repartisentre plus d’un million d’individus. L’Académie royale dessciences a témoigné hautement le cas qu’elle faisait d’une aussiprécieuse découverte, en décernant, en 1827, à ses auteurs,MM. Pelletier et Caventon, un prix de 10,000 francs du legs Mon-thyon.
STRYCHNINE et BRUCINE. — La famille des strychnées four-nit à la matière médicale plusieurs produits, tels que la noix vo-mique, la fève de Saint-Ignace, le bois de couleuvre, qui sont despoisons énergiques, et qui doivent leurs propriétés toxiques àdeux alcalis végétaux découverts, en 1818, par MM. Pelletier etCaventon. Ils agissent avec une grande énergie sur l’économieanimale ; leur action sc porte particulièrement sur le système ner-veux et la moelle épinière en particulier ; ils produisent des sou-bresauts très-violents, 5 centigrammes de styclmine sufliseutpourempoisonner; la brucine est un peu moins énergique.
Les fèves (le Saint-Ignace renferment plus de strychnine, le boisde couleuvre plus de brucine, et la noix vomique les (leux alcalis;ils sont combinés avec l’acide lactique.
Strychnine . — Elle cristallise d’une dissolution alcoolique enprismes blancs quadrilatères, terminés en pyramide; elle ne s’al-tère pas à l’air, ne fond pas quand on la chauffe et ne perd point(l’eau; elle se décompose à 315°. Elle ne se dissout que dans2,590 d’eau bouillante et G,6G7 d’eau froide, et cette dissolution,étendue (le cent fois son poids d’eau, a encore une grande amer-tume. L’alcool à 0,820 à froid n’en dissout que des traces ; à 0,835il en dissout, à l’aide de l’ébullition, une quantité sensible. L’e-ther ne la dissout pas. Les huiles volatiles la dissolvent bien. Leshuiles grasses n’en dissolvent que (les traces.
Les sels de strychnine ont une saveur amère des plus désa-gréables ; ils sont précipités par le tannin, et quand on les mêle