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ensuite des manteaux, des habits, des coiffes de chapeaux, destabliers de nourrice, des clysoirs, des matelas et des coussins àair. Ces tissus furent préparés à Manchester, par MM. Mackintoshet Hancock. MM. Ratlicr et Guibal les fabriquent à Paris , en éten-dant, au moyen de la brosse, sur une des faces d’une étoffe, unecouche de vernis élastique obtenu en dissolvant le caout-choucdans des dissolvants que je vais hure connaître bientôt. Lorsque levernis est dpvcnu gluant, par un commencement de dessiccation,on applique sur l’étoffe une autre pièce du même tissu qui a étéverni de la même manière. On soumet à une certaine pressionl’étoffe double ainsi préparée, on l’expose à un courant de vapeurd’eau pendant quelque temps, puis on fait sécher. L’usage de cestissus imperméables, si commode pour les voyageurs, a pris undéveloppement considérable depuis quelques années.
Le caout-chouc fournit par la distillation 95 p. cent de liquideempyreumalique ; ce caractère est excellent pour le distinguer desmatières résineuses avec lesquelles on pourrait le confondre; il ad’ailleurs, selon Faraday, une composition toute particulière; ilest formé de 87,2 de carbone et de 12,8 d’hydrogène.
11 y a environ un siècle que le caout-chouc est connu en Europe .C’est un nommé Frcsneau qui en lit la découverte à Cayenne , etc’est La Condaminc qui envoya, en 1751, d’Amérique , la premièredescription scientifique de cette substance. On l’appela, par suitedéfaussés idées sur sa nature, résine élastique et gomme élastique.
Procédés pour dissoudre le caout-chouc. — On employa d’abordl’huile essentielle o’ ' " on du goudron dehouille,
mais elle ne rempli, ,«,0 iniummnn ie but quand il s’agit del’appliquer à la dissolution du caout-chouc. Elle doit être rectifiéeà plusieurs reprises ; la partie la plus volatile est seule employée,et comme on 11 ’cn obtient qu’une proportion assez faible, et que lesfrais de combustible sont assez grands, cette huile revient en dé-finitive à un prix élevé.
MM.Beale cl Endcrby proposèrent d’employer au lieu de ccttc es-sence, l’huile qu ’011 obtient par la propre distillation du caout-chouc à feu nu; cette dernière est éminemment dissolvante, etconnue le caout-chouc en donne un poids presque égal à son poidsprimitif, il est possible que l’emploi de cette huile devienne éco-nomique un jour, si les arbres qui fournissent sont plus régu-lièrement exploités qu’aujourd’hui.
Dans mon Mémoire sur les produits de la distillation du caout-chouc, j’ai indiqué l’essence de térébenthine rectifiée à plusieurs re-prises, comme étant le dissolvant du caout-chouc le plus facile àobtenir à un prix modéré et d’un bon emploi. Un industriel a éla-