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Chimie / A. Bouchardat
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CORPS GRAS. 3St7

bli une fabriqua d’étoffes de caout-clioue, d’après cette donnée, etdepuis ce temps, c’est l’huile essentielle de térébenthine bien rec-tiliée, qui obtient la préférence sur tous les autres dissolvants ducaout-chouc. Depuis quelque temps, MM. Rallier et Guibal ontdonné à la dissolution de caout-chouc dans l’essence de térében-thine un emploi qui pourrait avoir de l’importance ; ils s’en serventpour préparer des feuilles de caout-chouc d’une étendue pourainsi dire illimitée, le problème qui a été résolu consistait àétendre une couche de caout-chouc sur un tissu ou sur une surfaceplane quelconque, puis à la détacher sans la déchirer, après com-plète dessication. On comprend qu’avec ce procédé on [misse ob-tenir des plaques de toute grandeur et d’une épaisseur (tonnée.

MM. Rallier et Guibal préparent aussi des courroies pour trans-mission de mouvement qui paraissent devoir être préférées auxcourroies en cuir ; elles sont formées par la réunion de plusieursdoubles d’une toile enduite de caout-chouc.

Enfin, ils ont obtenu récemment des toiles enduites d’un vernisau caout-chouc, sur lequel les impressions viennent avec une rareperfection. On pourrait, dit M. Dumas, tirer de celte applicationquelques avantages pour l’impression de cartes et surtout descartes marines, qui seraient ainsi mises à l’abri des effets de l’hu-midité.

Le caout-chouc devient chaque jour un objet commercial [dusimportant : aussi le prix de cette substance s’accroît-il chaque an-née. On réduit le caout-chouc en fils qu’ontisscct qu’on appliquesurtout à la fabrication des bretelles, des lacets, des jarretières.C’est à Vienne qu’on a, dit-on, confectionné pour la première foisles tissus en caout-chouc. Cette industrie a été perfectionnée etagrandie en France par MM. Ratlier et Guibal, qui font par jourprès de 2,000 bretelles; sur cette quantité, 1,500 sont expédiéespour l’Amérique . La préparation des sondes, imaginées en 1708par Macqucr, et celle d’un grand nombre d’autres instruments dechirurgie, consomment aussi une énorme quantité de caout-chouc.Au Brésil, à la Guyane , on en confectionne des chaussures imper-méables, des bouteilles, des seringues : ce dernier emploi a valuà l’arbre qui fournit le caout-chouc le nom do pao-di-xiringa. Lesnaturels de Cayra, dans le haut Orénoque , entourent de poires decaout-chouc l’cxtrcmité des baguettes avec lesquelles ils frappentleurs tambours.

CORPS GRAS. — HUILES FIXES. — On appelle corps gras dessubstances liquides ou solides qui peuvent se liquéfier à une tem-pérature peu élevée, qui tachent le papier, qui sont insolublesdans l’eau, solubles dans l’alcool et dans l’éther, surtout à chaud,

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