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milice à ce que le savon se granule presque tout à coup, et prendun aspect tout different de celui qu’il a conservé jusque-là.
Alors ou procède, à la décomposition du savon, et pour cela onle. porte au moyen d’une grande écumoire dans une cuve placéeexprès à côté de celle où l’on a fait la saponification, et dans la-quelle on a mélangé une quantité d’acide sulfurique à G6°, doublede celle de la chaux employée, avec deux fois son volume d’eau,et l’on fait passer la vapeur dans cette cuve. ; la décomposition netarde pas à s’opérer, et les acides gras viennent se rassembler àla surface du bain, tandis que le sulfate de chaux, à mesure qu’ilse forme, déchire constamment la surface des grains de, savon,et agite si bien le bain que l’opération marche très-rapidement.
Quand on juge que l’opération est terminée, on ferme le robi-net de vapeur, et après un petit repos, on enlève le corps grasqu’on verse dans une cuve; on l’y lave avec de l’eau, et toujoursau moyen du courant de vapeur qui fait fonction de chauffage etd’agitation; quand quelques essais des eaux laissent supposerque le lavage est complet, on recueille le produit, qu’on versedans des crislallisoirs où on les laisse jusqu’au lendemain.
La matière refroidie est divisée pour en former des tourteauxqui sont rangés entre les surfaces d’une presse hydraulique. Onfait un châssis en bois, qui renferme toutes les limites de grandeuret d’épaisseur que doivent avoir les tourteaux; un homme prendla matière divisée, et au moyen d’une batte en bois, en fait entrerrapidement dans le châssis autant qu’il est possible ,• puis il lepose, rempli de matière, sur une planche fixée à la même table,et qui est taillée de manière à remplir exactement le châssis, defaçon qu’elle a pour objet de déplacer la matière qui le remplit,afin de pouvoir facilement la déposer, avec sa forme de table qua-drangulaire allongée, dans la toile taillée et pli : c d’avance pourla recevoir.
Les tourteaux sont enveloppés dans des treillis de chanvrecroisés de Klimmerath de Strasbourg , ou dans des étoffes delaine qu’on nomme malfil. Ces toiles, recouvrant des quatre côtésla matière à presser, sont généralement nommées sacs, et sontrangées trois de front sur la largeur ordinaire d’une presse, euayant préalablement soin de placer une claie en osier sur la plaie-forme inférieure ; on recouvre les trois premiers sacs d’une pla-que en forte tôle sur laquelle on pose encore une claie, puis troisautres sacs, et ainsi de suite, autant qu’on peut en placer entreles surfaces pressantes, en ayant toujours le soin d’alterner uneclaie, un rang de sacs, et une plaque de tôle. Quand la presse estgarnie, on donne quelques coups de piston à la grosse pompe