BOUGIES STÉARIQUES. 111
pour diminuer le volume de tout ce qu’on vient de mettre enpresse ; après qu'en plusieurs fois on a fait monter le cylindred’une certaine quantité', on ouvre le, robinet pour faire baisser lapresse, et de cette manière on ajoute de nouvelles séries de claies,de sacs et de plaques de tôle. Enfin, quand on juge, que la chargede la presse est ” te, on donne un commencement de pres-sion definitive ; tandis qu’un homme fait jouer la pompe, un autredoit observer très-attentivement toute la charge, et faire arrêterau moindre accident; les plus ordinaires sont de voir sortir lamatière grasse en vermicelles, dont on arrête ordinairement laformation en faisant arrêter la pompe et en écrasant avec les doigtsles vermicelles sur les orifices, où ils prennent naissance, commesi l’on voulait boucher ces petits trous avec la matière même quis’en échappe ; d’ailleurs il est prudent de ne point trop hâter lapression froide, surtout en commençant; il vaut mieux donnerun ou deux coups de piston de cinq en six minutes, et répartirtoute l’opération en deux jours; on regagne bien ce temps là parla qualité et la quantité des produits qu’on en retire.
Quand la pression froide est terminée, ce qu'indiquent ordi-nairement l’application du maximum de puissance de la presse(quand deux hommes n’en font agir qu’avec peine la petite pompeavec son plus long levier) et la suppression de l’ccoulement d’a-cide oléique, on tourne le robinet de la pompe et on décharge lapresse ; tous les tourteaux sont jetés sur la trémie d’un moulin àlames obliques; puis on procède à l’emplissage des sacs pour lapression chaude ; ici il s’agit vraiment de sacs à double couture,et qui sont plus larges à leur ouverture qu’au fond; ils sont tou-jours en malfil, parce que la pression chaude ne peut s'effectuerque dans la laine.
On peut très-bien presser à chaud dans une presse, verticale,mais l’usage d’une presse chaude horizontale est bien plus com-mode ; et c’est, malgré les nombreux inconvénients de ce systèmede presse, celle qu’on doit recommander.
On a fait établir, près de la presse, une boîte à vapeur en ferassez grande pour contenir toutes les plaques en fer destinées auservice et les étendelles de crin; or, ces plaques en fer ont envi-ron 3 centimètres d’épaisseur, et les étendelles sont des feuilletsd un tissu de, crin au moins aussi épais que les plaques. Tous cesaccessoires étant enfermés dans la boîte à vapeur, on établit lacommunication avec la chaudière, ainsi qu’avec la caisse de lapresse; et quand le tout est convenablement chaud, on charge leplus rapidement possible la presse; pour cela il faut (pie tous lessacs soient garnis d’avance, que, leur ouverture soit convenable-