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moins pour l’obtenir parfaitement blanche, et si on a soin de re-nouveler souvent l’eau du lavage pour la priver de toute matièrealbumineuse soluble, on obtient alors une membrane opaque, ré-sistante, d’une blancheur parfaite.
On avait considéré jusqu’ici ce produit comme de la librinc hu-mide, contenant des proportions variables de graisse; mais voiciune première expérience qui établit évidemment sa compositioncomplexe.
Si on fait bouillir doucement cette pseudo-membrane humide,avec trois ou quatre fois son poids d’eau , jusqu’à réduction demoitié (la décoction peut ne durer pas plus de dix minutes), si onpasse la décoction bouillante, on obtient par un refroidissementconvenable, ou bien un liquide d’une consistance épaisse, ou mêmeune gelée tout à fait consistante. On peut liquéfier de nouveaucette gelée par une douce chaleur. Si on verse dans ce liquide del’acide nitrique avec précaution, on ne remarque aucun précipité;si, au contraire, on y ajoute soit une solution de bichlorure demercure, soit une solution de tannin, on remarque alors un pré-cipité lloconncux extrêmement abondant ; si on y.fait passer duchlore, on y remarque également la formation de flocons abon-dants.
Ces expériences démontrent que la couenne inflammatoire, ex-traite du sang d’un rhumatisant, contient de la gélatine.
Dans quels rapports se trouve, dans la fibrine, la gélatine, pro-portionnellement aux autres principes? Voilà une question quej’ai cherché à résoudre par des expériences nombreuses, mais quine comporte point une solution rigoureuse; en effet, cette pro-portion est extrêmement variable. A l’état normal, dans la librincdu sang de l’homme en santé, il est difficile d’établir nettement jla présence de la gélatine : la quantité en est extrêmement faible; !mais dans les affections inflammnb.iros des séreuses ou du tissucellulaire, la proportion peut s'élever à un chiffre très-notable : Ion comprend d’ailleurs sans peine que les rapports de ces (Mê-me ‘ ' ssamment varier par des conditions
(1 a.,.,.v,„„t.v.. Ull lit IHHKMUC. I
La présence de la gélatine en proportion notable, dans le sangdes malades atteints d’affections inllammatoires aiguës, des sé-reuses ou du tissu cellulaire, est un fait digue de fixer l’attentiondes pathologistes. En effet, nous montrerons plus loin que cesmembranes ou ce tissu de composition essentiellement gélati-neuse, peuvent être dissous avec la plus grande faeilit par un li-quide ne présentant que des indices d’acidité ; on sait, d’un autrecôté, que ces maladies redoutables débutent principalement par