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Chimie / A. Bouchardat
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466 CHIMIE.

veut beaucoup entre elles. Daprès MM. Prévost et Dumas leur di-mension égale 1/338 (le ligne.

On a beaucoup discuté sur la nature des globules, et il sen fautque lon soit bien daccord à ce sujet. Daprès M. Denis , ils ne se-raient autres que lhe'matosine cl le-me me. Daprès M. Raspail, ilsse composeraient essentiellement dalbumine dans un état particu-lier. Daprès M. Éverard Home , ils seraient formés (lun sphéroïdecentral, que lhématosinc, dans létat de vie, envelopperait sousforme de vessie membraneuse.

M. Le Canu admet que les globules renferment au moins troissubstances, de lhématosine, de lalbumine, de la fibrine. Ce sont,daprès lui, des sphéroïdes formés extérieurement dune pelliculefibrineuse, remplie intérieurement dalbumine et dhématosine.On ne, peut admettre au reste, avec M. Le Canu , que toute la fi-brine du sang se trouve dans les globules; car il na point réfuteles observations assez multipliées qui avaient établi lexistencede la fibrine dans le sérum, et entre autres lexpérience si précisede Mulder. Voici cette expérience : on ampute la cuisse à unegrenouille, on fait tomber son sang sur un filtre mouillé, et on lemêle avec une quantité égale, deau pure, ou mieux deau sucrée;il passe un liquide clair, dans lequel il sc forme bientôt un coagu-lum de fibrine, qui ne tarde pas à se condenser et à devenir blanc.Les globules restent sur le filtre sans changer de nature, et ne scdissolvent pas, si cest de leau sucrée quon a mêlée avec le sang.11 est clair, daprès cela, (jue lexistence de la fibrine est indépen-dante de celle des globules.

Analyse du sang. Le sang abandonné à lui-même au sortirdune veine ou dun artère, se partage en deux couches distinctes:lune delles est liquide, plus ou moins transparente : on lappellesérum ; lautre est solide, dun beau rouge : ou lappelle caillot.Les proportions de ces deux parties sont extrêmement variables,suivant une foule de circonstances secondaires ; aussi les nombresdonnés par différents observateurs sont-ils extrêmement discor-dants.

Les chimistes ont depuis long-temps mis à profit ce départ na-turel du sang pour analyser séparément le sérum et le caillot;mais comme cette séparation est très-variable, les résultats quonobtient ne doivent rien avoir de fixe. Ilermann a montré que lesérum possède la propriété de rougir la teinture de tournesol q®y est mêlée, et de bleuir du papier de tournesol rougi.

Pour analyser le sang, voici le procédé indiqué par MM. Er c 'vost et Dumas, et qui est généralement adopté; il consiste essen-tiellement à déterminer la différence entre le poids du résidu pro-