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veut beaucoup entre elles. D’après MM. Prévost et Dumas leur di-mension égale 1/338 (le ligne.
On a beaucoup discuté sur la nature des globules, et il s’en fautque l’on soit bien d’accord à ce sujet. D’après M. Denis , ils ne se-raient autres que l’he'matosine cl le-me me. D’après M. Raspail, ilsse composeraient essentiellement d’albumine dans un état particu-lier. D’après M. Éverard Home , ils seraient formés (l’un sphéroïdecentral, que l’hématosinc, dans l’état de vie, envelopperait sousforme de vessie membraneuse.
M. Le Canu admet que les globules renferment au moins troissubstances, de l’hématosine, de l’albumine, de la fibrine. Ce sont,d’après lui, des sphéroïdes formés extérieurement d’une pelliculefibrineuse, remplie intérieurement d’albumine et d’hématosine.On ne, peut admettre au reste, avec M. Le Canu , que toute la fi-brine du sang se trouve dans les globules; car il n’a point réfuteles observations assez multipliées qui avaient établi l’existencede la fibrine dans le sérum, et entre autres l’expérience si précisede Mulder. Voici cette expérience : on ampute la cuisse à unegrenouille, on fait tomber son sang sur un filtre mouillé, et on lemêle avec une quantité égale, d’eau pure, ou mieux d’eau sucrée;il passe un liquide clair, dans lequel il sc forme bientôt un coagu-lum de fibrine, qui ne tarde pas à se condenser et à devenir blanc.Les globules restent sur le filtre sans changer de nature, et ne scdissolvent pas, si c’est de l’eau sucrée qu’on a mêlée avec le sang.11 est clair, d’après cela, (jue l’existence de la fibrine est indépen-dante de celle des globules.
Analyse du sang. — Le sang abandonné à lui-même au sortird’une veine ou d’un artère, se partage en deux couches distinctes:l’une d’elles est liquide, plus ou moins transparente : on l’appellesérum ; l’autre est solide, d’un beau rouge : ou l’appelle caillot.Les proportions de ces deux parties sont extrêmement variables,suivant une foule de circonstances secondaires ; aussi les nombresdonnés par différents observateurs sont-ils extrêmement discor-dants.
Les chimistes ont depuis long-temps mis à profit ce départ na-turel du sang pour analyser séparément le sérum et le caillot;mais comme cette séparation est très-variable, les résultats qu’onobtient ne doivent rien avoir de fixe. Ilermann a montré que lesérum possède la propriété de rougir la teinture de tournesol q®y est mêlée, et de bleuir du papier de tournesol rougi.
Pour analyser le sang, voici le procédé indiqué par MM. Er c 'vost et Dumas, et qui est généralement adopté; il consiste essen-tiellement à déterminer la différence entre le poids du résidu pro-