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venant de la dessiccation d’une quantité donnée de caillot, et lepoids du résidu provenant de la dessiccation d’une quantité éga-lement donnée de sérum appartenant au même sang. Cette mé-thode a déjà été critiquée par plusieurs observateurs : on a mon-tré que ce qui était appelé quantité des globules, doit être nomméla somme des globules et la librine auparavant dissoute. En ad-mettant que l’eau du caillot appartient tout entière au sérum in-terposé, on exagère la quantité des matières iixes du sérum; carles globules ne sont pas dans le sang à l’état anhydre, et on nesait pas si le liquide qui les pénètre est analogue au sérum. Quoiqu’il en soit, en exécutant les corrections provenant de la librinelibre, les données obtenues par cette méthode chez les animaux etchez l’homme sain, conservent toute leur valeur.
Voici, selon moi, comment on peut s’y prendre pour obtenir faci-lement des caractères de quelque valeur de l'examen du sang : 1°l’observer au microscope au sortir de la veine ; 2° déterminer laproportion relative de librine dans une quantité donnée de sang enle fouettant vivement; 3° faire dessécher au bain-marie un poidsconnu de même sang, et peser le résidu. Le sang desséché peutêtre épuisé successivement par l’élher et l’alcool bouillant; maison peut se contenter de l’incinérer, et de déterminer parles moyensconnus la proportion d’oxyde de fer que ces cendres contiennent;et celte quantité étant obtenue, on peut très-facilement en déduirela somme d’hématosine contenue dans le sang, caries expériences(le M. Le Canu nous ont démontré que la proportion de fer étaitconstante dans une même quantité d’hématosine. La quantitéd’he'matosine étant connue, on pourrait supposer avec quelquefondement que le poids des globules doit être proportionnel àcette quantité. On pourrait aussi rechercher si le sérum et lafibrine ne contiennent pas quelques traces de fer, et déduire cettequantité de la somme générale. On détermine la proportion d’al-bumine contenue dans le sérum, en coagulant par la chaleur unequantité donnée, on lave, dessèche et pèse le coagulum.
Comparaison du sang con tenu dans différents vaisseaux. — 1 °Le sang artériel contient proportionnellement moins d’eau et plusde matières fixes; 2° il contient proportionnellement [dus de glo-bules et de librine; 3° il contient plus d’oxygène libre proportion-nellement à son acide carbonique, et moins de carbone et plusd’oxygène combinés.
Comparaison du sang veineux dans différentes conditions. —■Les résultats qu’on peut déduire de cette comparaison sont ex-trêmement importants. On a vu que la proportion d’eau est plusfaible, et la proportion de matières fixes plus forte ; la proportion