nières (les acides ni à celles des alcalis, et ne s’altèrent point àl’air, même à 100°. Chauffée à feu nu, la taurine fond en un li-quide épais, brunit, se boursoufle, exhale une odeur douceâtre etempyreumatique assez semblable à l’indigo qui brûle, et laisse uncharbon facile à brûler. A 12°, la taurine exige 15 parties 1/2 d’eaupour se dissoudre. L’eau bouillante en dissout davantage encore,et l’excès cristallise par le refoidissement. L’alcool bouillant(le 0,835 n’en dissout que 1/573° de son poids. Elle est presque in-soluble dans l’alcool anhydre.
Cholestérine . — Composition : C 38 H 63 O. La cholestérine estsolide , cristallisant en feuilles blanches d’un brillant nacré; elleest blanche, inodore, insipide; elle est plus légère que l’eau. Lacholestérine fond à -f-137° ; l’eau en dissout un peu; elle se dis-sout dans i/9 e d’alcool bouillant, d’une densité de 0,84, et dans lamoitié de son poids d’éther bouillant. Exposée à l’action du feu envase dos, elle se sublime en grande partie sans altération ; sousl’influence de l’air, elle brûle comme la graisse. I.’acidc nitriquela transforme en acide cholestériquc et tannin artificiel; l’acidesulfurique la noircit sans la dissoudre. Les alcalis sont sans actionsur la cholestérine. La cholestérine existe dans la bile, les cal-culs biliaires de l’homme, dans l’huile d’œuf, dans le sérum dusang.
Usages de la bile du bœuf. — Cette matière, connue générale-ment sous les noms de fiel de bœuf et d’amer, est employée par lesdégraisseurs pour enlever les taches de graisse sur les tissus quisont altérables par les alcalis et le savon, parce qu’en raison desa légère alcalinité, elle se mêle très-bien aux corps gras, qu’elledissout en grande partie, ou qu’elle amène à un état d’extrême di-vision. Les peintres à l’aquarelle et à la miniature, ainsi que lesenlumineurs, en font également usage pour donner plus de ton,(le brillant et de vivacité aux couleurs, qu’elle iixe plus facile-ment sur les corps polis, et qu’elle conserve mieux que les autresmatières visqueuses.
Comme la bile se putréfie promptement, surtout dans les tempschauds et humides, on la réduit souvent en consistance d’extrait,après l’avoir fait bouillir et écumcr ; c’cst cc qu’on appelle alors lefiel de bœuf concentré, qu’on délaie simplement dans l’eau pouren faire usage. Comme la couleur propre à la bile altère plus oumoins certaines couleurs de peintures, telles que le bleu, qu’ellefait paraître vert, et le carmin, qu’elle affaiblit, on la décolore aumoyen d’un procédé indiqué par M. Tomkins, chimiste anglais .Pour cela, après l’avoir fait bouillir et écumcr, on la partage endeux flacons, dans l’un desquels on ajoute 32 grammes d’alun, et