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dans l’autre 32 grammes de sel par litre. On laisse reposer jusqu’àce que les liqueurs soient éclaircies ; on les décante , on les mêle,et on laisse reposer de nouveau. On liltre ensuite , et on obtientainsi un liquide, incolore, qui se conserve très-bien, et nommé fielde bœuf purifié.
URINE. — Ce liquide a été étudié par un grand nombre de chi-mistes. Celte étude a conduit à la découverte de plusieurs princi-pes immédiats très-importants. C’est le moyen d’élimination leplus puissant de l’organisation animale. La plus grande partie desmatières qui sont ou impropres à la digestion, ou qui causent dutrouble dans les fonctions des organes des animaux, sont éliminéspar les urines.
Voici, d’après une ancienne analyse de Berzélius , la composi-tion de l’urme : eau, 933 ; urée , 30,10; acide lactique libre,lactatc anunonique, extrait de viande soluble dans l’alcool, ma-tières extractives solubles seulement dans l’eau, 17,14; acideurique, 1,00; mucus vésical, 0,32; sulfate potassique, 3,71; sul-fate sodique, 3,10; phosphate sodique, 2,94; biphosphate ammo-nique, 1,05 ; chlorure sodique, 4,45 ; chlorure ammonique, 1,50;phosphate calcique et phosphate mngnésique, 1,00 ; silice, 0,03.
Nous allons étudier les deux principes caractéristiques de l’u-rine, l’urée et l’acide urique.
Urée. -—Elle fut isolée par Fourcroy et Vauquelin dans leurbeau travail sur l’urine. M. Pelouze à prouvé que l’urée existaità l’état de liberté dans l’urine. Voici la manière de l’obtenir à l’é-tat de pureté. Après avoir évaporé l’urine, on la dessèche , aussiexactement que possible , au bain-marie, et on traite le résidu parl’alcool anhydre , pour le dépouiller de tout ce que ce menstruépeut lui enlever : ensuite on retire l’alcool par la distillation aubain-marie. On dissout le résidu jaune dans une petite quantitéd’eau , et on le fait digérer avec un peu de charbon animal, ce quile rend presque incolore. On filtre alors la liqueur; on la faitchauffer jusqu’à 50°, puis on y dissout autant d’acide oxaliquequ’elle peut en prendre à cette température. Par le refroidissement,il se dépose des cristaux incolores d’oxalate d’urée. Lorsque, pen-dant la dissolution de l’acide oxalique, on élève la températurejusqu’à près de 100°, la liqueur devient d’un brun foncé et ac-quiert une odeur désagréable. L’oxalate d’urée, qui cristallise en-suite , est d’un beau rouge ou quelquefois d’un rouge-brun. Cettecouleur peut lui être enlevée par une très-petite quantité de char-bon animal. Après avoir réuni les cristaux, on les débarrasse deFeau-mèrc en les lavant avec un peu d’eau à la glace , puis on lesdissout dans de l’eau bouillante à laquelle on ajoute une très-pe-