Buch 
Chimie / A. Bouchardat
Entstehung
Seite
497
JPEG-Download
 

BOIS DE FERNAMBOUC . 497

marque, quelques heures après, que ce papier est fortement teinteu rouge vif écarlate.

L'azotate d’argent et le chloride d’or sont réduits, quand onles fait bouillir avec la brésilinc.

L’acétate plombique donne, dans sa dissolution, un précipitéblanc jaunâtre, mais qui brunit parla dessiccation.

La brésilinc, chauffée dans un petit tube de verre, se char-bonne, sans donner de traces d’ammoniaque, même quand onla mélange avec la potasse caustique.

Observations pratiques sur l’emploi des bains ou couleurs r/èBrésil . —11 est à observer qu’en faisant des couleurs d’applica-tion avec les bois de Brésil , il est essentiel de ne pas les laisservieillir ; autrement, elles ne s’appliquent que très-imparfaitementsur les étoffes, et ne fournissent que des impressions grattées. Ilfaut employer ces couleurs d’application aussitôt après les avoirpréparées, pour obtenir des nuances nourries, et pour que labrésilinc s’oxyde, surtout sur le tissu, pendant la dessiccation.On doit agir de même avec les autres matières colorantes.

Il n’en est plus de même de la décoction des bois de Brésil nonmélangée de mordant. Celle-ci donne des couleurs plus richesquand elle est ancienne. L’expérience a démontré, en effet,qu’une décoction anciennne donne autant de couleur que ledouble d’une décoction récente. On prépare les jus de Brésil dansles teintureries, en abandonnant les décoctions à elles-mêmesdans des tonneaux. Tout porte à croire que, par un séjour pro-longé à l’air, ces décoctions éprouvent une fermentation qui lesdésoxygène en partie, et fait déposer le tannin et autres matièresétrangères qui s’y trouvent, et qui nuisent généralement à la vi-vacité et à la solidité des nuances.

Les propriétés de la brésiline expliquent les couleurs que lesdécoctions de bois de Brésil ou de Fernambouc , etc., donnentaux étoffes.

Les sels, dont la base est blanche et alcaline, fixent la brésilineen rouge violet plutôt qu’orangé sur les étoffes ; tels sont les selsà base de protoxyde d’étain, etc.; les acides et les sels qui agis-sent comme tels, la fixent, au contraire, en rouge plus ou moinsécarlate.

D’après cela, on conçoit que pour avoir des roses sur le cotonaluné, on passe celui-ci dans un bain de physique (page 493) à 2°,avant de le plonger dans le bain colorant.

Le coton engallé et aluné prend une couleur bien plus nourrieque celui qui est simplement aluné.

Le coton mordancé d’acétate de fer prend dans le bain de bré-

42.