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Chimie / A. Bouchardat
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FERMESTS ALCOOLIQUES. 517

croscopiques qui dérivent des ferments sont non seulement im-propres à développer la fermentation alcoolique, mais leurs sporeseux-mémes ne'sont plus des ferments.

Ainsi, pour résumer la discussion sur ce point difficile delhistoire des ferments, nous dirons :

Los globules des ferments alcooliques présentent lanalogie laplus complète avec les globules nerveux des animaux supérieurs.Quand, dans des conditions definies, ces globules se ramifient etse transforment eu végétaux infusoires, ils ont perdu leurs carac-tères de ferments.

I Du développement et de la multiplication des globules du ferment. Quand on expose à une température de 20° du moût de raisinparfaitement limpide, ou tout autre liquide limpide contenant lesprincipes nécessaires au développement de la fermentation, si onna pas soustrait ces liquides à laction de loxygène, ils se trou-blent, et souvent, au bout de quelques heures, avant le commence-ment daucune fermentation; si on les examine au microscope, onvoit apparaître les globules du ferment, pâles dabord, mais quiaugmentent rapidement en nombre et en coloration. La décompo-sition du sucre seffectue avec une énergie proportionnelle aunombre des globules.

Faut-il admettre que les germes de ces globules existaient dansle moût de raisin, ou dans les liquides fermentescibles parfaite-ment limpides ?

Il faut convenir alors que si ces germes préexistent, on ne peutles découvrir, même à laide des instruments les plus puis-sants.

Si on veut sen tenir aux faits quon peut voir, on doit admettreque loxygène, en réagissant sur les substances protéiques conte-nues dans les liqueurs fermentescibles limpides, détermine laformation des globules du ferment par lorganisation de ces sub-stances. Laction de cet oxygène est facile à comprendre, daprèsles faits connus. 11 forme avec les substances protéiques une com-j binaison insoluble, et cest, comme nous allons le voir bientôt,j une condition indispensable pour obtenir la formation des glo-bules. En second lieu, lanalyse élémentaire des matières pro-téiques a également montré que les substances épidermiques quijouissent de cette propriété si précieuse de ne pas être attaquéespar les liquides faiblement acidulés, sont plus oxygénées que lesmatières solubles. Lintervention de loxygène se trouve donctrès-naturellement expliquée.

Mais voici une difficulté que présente cette manière de voir, et