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Chimie / A. Bouchardat
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EAU-DE-VIE

Vins blancs de la Gironde .

Castellon. . » . . 11,00 F.

Lussac. 9,25 F.

La Béole.9,00 F.

ET ALCOOL.

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Saint-Macaire . . .

8,15 F.

Sauterne.

45,00 F.

Domine.

42,15 F.

Barsac 1 er crû, . ,

44,75 F.

Poudeuzac 1 er crû. .

43,75 F.

Sainte-Croix-du-mont.

12,15 F.

EAU-DE-VIE ET ALCOOL. On obtient leau-de-vie et lal-cool par la distillation du vin et de plusieurs autres liqueurs fer-mentées, sans avoir égard à la présence de corps qui peuventrendre la masse fermentée impropre à servir de boisson ; de cenombre sont les mélanges que lon fait fermenter pour obtenir lescaux-dc-vie de grains et de pommes de terre. On fabrique aussileau-de-vie avec le marc du raisin. Nous allons dabord traiter desliqueurs qui servent à préparer lalcool. Nous parlerons ensuite dela distillation et des appareils employés pour lexécuter.

Les vins du Midi, riches en alcool, et qui ne sont point recom-mandables par le bouquet, sont souvent distillés avec avantagepour obtenir de leau-de-vie ; cest la meilleure qualité. On la con-naît sous le nom deau-de-vie de Cognac ou de Montpellier . Ondistille aussi le marc du raisin; mais quand on opère à feu nu, onobtient un produit chargé du goût dempyreume. Il vaut mieuxmieux distiller les vinasses quon prépare en épuisant le marcavec leau.

Leau-de-vie quon obtient en faisant fermenter la mélassebrune, après lavoir étendue deau, reçoit le nom de taffia. Lerhum est une espèce deau-de-vie plus forte, que lon obtient parla fermentation des sirops provenant du raflinage du sucre. Onappelle rack une eau-de-vie préparée avec le riz et les fruits delareca cathecu. On appelle slevovitsa leau-de-vie obtenue en dis-tillant le produit de la fermentation des prunes ; Icirch, leau-de-vie qui sobtienten distillantle produitdela distillation descerisesnoires. Chacune de ces eaux-de-vie a une saveur différente qu'el-les doivent à la présence des huiles volatiles contenues dansles matériaux qui servent à leur préparation.

Eau-de-vie de grains. Toutes les céréales peuvent sem-ployer; le froment en fournit le plus ; mais on emploie générale-ment le seigle et lorge. A 7 p. de grain broyé on ajoute 1 p. demalt également broyé. On réduit le mélange en pâte, bien uniedabord avec de leau froide, puis avec de leau chaude, pour quele mélange soit à 38°. On ajoute ensuite une quantité suffisantedeau chaude, en observant quil ny ait pas de grumeau^. Onobtient un liquide à 60°, quon laisse reposer pendant une demi-lieure. Ce temps suffit pour saccharilier lamidon par lorge ger-

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