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sur du pain blanc, car cette nuance ne serait pas reconnaissablesur du pain bis.
Ce procédé, utile seulement dans quelques circonstances, nepouvant servir à déterminer de très-minimes quantités de selcuivreux que le pain peut contenir, M. Kulhmann a eu recoursà la méthode suivante, qu’il a employée dans les recherches lesplus délicates, et qu’il a mise plusieurs fois à l’épreuve en in-troduisant lui-même, dans du pain, des quantités infiniment pe-tites de sulfate de cuivre ; une partie sur soixante-dix mille, parexemple, ce qui représente une partie de cuivre métallique surprès de trois cent mille parties de pain.
O11 fait incinérer complètement dans une capsule de platinedeux cents grammes de pain. Le produit de l’incinération, aprèsavoir été réduit en poudre très-fine, est mêlé dans une capsulede porcelaine avec huit ou dix grammes d’acide nitrique. Cemélange est soumis à l’action de la chaleur, jusqu’à ce que lapresque totalité de l’acide libre soit évaporée, et qu’il ne restequ’une pâte poisseuse qu’on délaye dans environ 20 grammesd’eau distillée, en facilitant la dissolution par la chaleur. On filtreet on sépare ainsi les parties inaltaquées par l’acide, et dans laliqueur filtrée 011 verse un petit excès d’ammoniaque liquide etquelques gouttes de dissolution de sous-carbonate d’ammoniaque.Après refroidissement on sépare, par le filtre, le précipité blancet abondant qui s’est formé, et la liqueur alcaline est soumise àl’ébullition pendant quelques instants pour dissiper l’excès d’am-moniaque et la réduire au quart de son volume. Cette liqueurétant rendue légèrement acide par une goutte d’acide nitrique,on la partage en deux parties : sur l’une on fait agir le prussiatejaune de potasse ; sur l’autre l’acide hydrosulfurique ou l’hydro-sulfate d’ammoniaque.
En suivant ponctuellement ce procédé, le pain ne contint-ilque l/ 70000 e de sulfate de cuivre, la présence de ce sel vénéneuxsera rendue apparente au moyen du premier réactif, par la colo-ration immédiate du liquide en rose, et la formation, après quel-ques heures de repos, d’un léger précipité cramoisi. L’action del’acide hydrosulfurique, ou de l’hydrosulfate d’ammoniaque, com-muniquerait au liquide une couleur légèrement fauve, avec for-mation , par le repos d’un précipité brun, moins volumineuxtoutefois que le précipité obtenu par le prussiate de potasse.
FERMENTATION PUTRIDE. —On connaît sous le nom de fer-mentation putride, irémacausie, on putréfaction, la dernière nlté»ration spontanée des matières organiques.
On regarde généralement le phénomène de fermentation pu»