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Deuxième partie.
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BEAUTÉ.

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tantôt enfin elle se développe dans le champ qui lui est ouvert, sans qu’aucuneligne spéciale indique les limites qui lui ont été posées. C’est au goût qu’il ap-partient de déterminer le parti à prendre, suivant les circonstances dans les-quelles on se trouve placé, et il n’est permis ni d’en prescrire, ni d’en proscrireaucun en termes absolus. On peut dire toutefois que la première de ces dispo-sitions a quelque chose de plus conforme aux grands principes de l’art, et serecommande de l’imposante autorité de la Grèce antique. Dans le Parthénon ,par exemple ( I ), les sculptures sont contenues entre les principales lignes del’architecture, dans les métopes, dans les frontons, dans la frise qui couronneles murs du naos. Il semble que la construction leur ait naturellement offert lesplaces qu’elles occupent, et elles lui sont si intimement liées, qu’on est encoreplus frappé de l’harmonie de la composition que de la beauté des formes, quisont pourtant admirables entre toutes.

Il importe surtout d’éviter les empiétements et la confusion. Il faut sansdoute savoir se départir souvent de la sévérité de style que réclament quelquesmonuments; tous nos édifices ne comportent pas la dignité qui convient à destemples, et la fantaisie n’est pas sans légitimité entre certaines limites; mais onne doit pas tomber dans la licence, et ne se jamais croire en droit de blesser lejugement. Qu’on se garde donc, malgré de trop nombreux exemples, de per-mettre aux ornements de dépasser leurs limites pour interrompre des membresessentiels de l’architecture. Que les draperies des figures, par exemple, neviennent pas s’épanouir sur des pilastres ou des corniches, et que les archivolteselles-mêmes, si peu de saillie qu’on leur donne, ne soient pas couvertes enpartie par les sculptures ou les peintures des tympans. Voyez dans les arcs detriomphe des Romains, dans ceux de Titus et de Septime-Sévère (pl. 50 et 51)entre autres, comme cette loi est observée, malgré le luxe de leur ornementa-tion. Les figures savent se plier aux emplacements qui leur sont attribués, et netendent jamais à en sortir; les Renommées des arcs épousent la forme des tym-pans, et les bas-reliefs se renferment exactement dans les cadres qui leur sonttracés.

Cette réserve est encore de rigueur, lors même qu’il s’agit de décorationspeintes, et que les lignes de l’architecture sont simplement marquées par descouleurs appliquées sur des surfaces unies ; et cependant alors il y a lieu à plus

(1) Première partie, planches 15 et 16.