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Deuxième partie.
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BEAUTÉ.

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verselle le proclame nettement. Que l’association de matériaux dont les couleursnaturelles sont diverses soit susceptible de produire d’heureux effets, aussi bienau dehors qu’au dedans, on l’accorde également, et les exemples à l’appui seprésentent en foule. Ce sont les temples des Romains avec leurs colonnes demarbre coloré, les combinaisons de pierres et de briques du même peuple, lesassises alternativement blanches et colorées des architectures arabe et lombarde,les admirables revêtements en marbre de nombreux édifices de la Renaissanceen Italie et surtout à Florence ; c’est encore l’architecture française du xvn e sièclequi, dans la plupart de ses compositions, a su combiner avec un goût parfaitle marbre, la pierre et la brique. La question n’est pas là. Il s’agit de savoirs’il convient de peindre nos constructions à l’extérieur quand elles sont exécu-tées en matériaux unicolores, et de couvrir de peinture les intérieurs de nosgrands édifices religieux, où nous sommes habitués à ne voir que la pierre oula teinte uniforme qui la rappelle.

Les questions de principe sont tellement difficiles à résoudre en matière d’art,l’erreur y est si facile et partant si commune, qu’on a dû s’enquérir dès l’abordde ce qui s’était pratiqué à la plus belle époque de l’art, c’est-à-dire dans laGrèce antique, et que c’est presque exclusivement sur ce point que porte la dis-cussion. C’est même à la suite de découvertes archéologiques faites dans cesderniers temps, la plupart par un de nos architectes les plus distingués,M. Hittorff , qui a publié un ouvrage sur ce sujet (4), que l’attention des artistess’est éveillée, et que s’est posée la grande question dont il s’agit.

En ce qui concerne les peintures extérieures, les faits constatés sont les sui-vants :

Dans plusieurs temples de la Grèce les figures sculptées se détachaient sur unfond coloré; au Partliénon ce fond était rouge.

Les triglyphes étaient habituellement peints en bleu, couleur traditionnellequi était celle de la cire qu’on appliquait, suivant Vitruve , sur les extrémitésapparentes des poutres dans les antiques constructions en bois de la Grèce .

Quelques moulures étaient couvertes d’ornements peints, c’étaient surtoutcelles du dessous du larmier, le bandeau séparant la frise de l’architrave, ainsique la cimaise formant chêneau, qui, dans plusieurs temples, était exécutéeen terre cuite.

(1) Architecture polychrôme chez les Grecs.— Paris, 1851.