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Deuxième partie.
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BEAUTÉ.

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ciel, l’hésitation, si ce n’est la répulsion, qui existe encore aujourd’hui ausujet de la coloration chez quelques hommes éclairés, ne se serait certaine-ment pas produite. Il ne serait venu à personne l’idée de repousser la cou-leur, ce puissant élément de richesse et de beauté, des édifices auxquels nouséprouvons le besoin d’assurer le plus de richesse et de beauté, ainsi que letémoignent toutes les autres parties de leur ornementation, et que l’exiged’ailleurs leur haute destination. On n’aurait pas admis que nous pussionsnous contenter dans nos temples des pierres grossières que nous repoussons,non pas seulement de nos autres salles de réunion, mais même de nos vesti-bules. On aurait vu là un manque de respect et l’indice d’un grand affaiblis-sement du sentiment religieux.

Les enseignements de l’histoire de l’art viennent d’ailleurs à l’appui de cesobservations. Qu’on laisse de côté, si l’on veut, les temples du paganismequi étaient tous peints à l’intérieur ; les conditions sont trop différentes pourqu’ils puissent faire autorité : qu’on s’en tienne aux églises des siècles passés.Nous trouvons d’abord, en suivant l’ordre des temps, les basiliques des débutsdu christianisme : elles sont toutes décorées de peintures ou de mosaïquescolorées, non pas seulement à Rome , mais encore dans les provinces, et entreautres dans les Gaules. Dans les monuments de l’architecture byzantine , àSainte-Sophie de Constantinople, à Saint-Vital de Ravenne, à Saint-Marc deVenise , la couleur est partout, dans les dallages, dans les colonnes et les revê-tements de marbre, dans les mosaïques et, à leur défaut, dans les peintures.Il en est de même dans tous les styles d’architecture qui dérivent du byzantin :en Sicile, en Orient, en Russie même, c’est la coloration qui sert de base àla décoration intérieure des églises. En France , on trouve des traces de pein-tures dans un si grand nombre de monuments religieux remontant auxxi c et xii e siècles, qu’il est permis d’en conclure que ce mode de décorationétait encore généralement usité à cette époque, et de regarder comme ina-chevés les édifices qui en ont été privés. L’architecture ogivale elle-même, bienque la multiplicité des divisions et l’absence de grandes surfaces y rendissentla peinture moins nécessaire et moins efficace, présente beaucoup d’exemples,sinon de vastes églises entièrement peintes, du moins de chapelles ainsidécorées, et il est permis de croire que nos cathédrales l’eussent toutes étési leur achèvement n’eût éprouvé beaucoup de difficultés, et n’eût été reculéjusqu à une époque où s’était porté ailleurs le mouvement intellectuel qui les