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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

avait fait entreprendre. En Italie , où les traditions se sont mieux conservéesqu’en France , et où la décoration des églises a toujours été tenue en plusgrand honneur, la coloration intérieure est de règle et se trouve presquepartout.

Ainsi, soit qu’on examine la question en elle-même, soit qu’on veuille seguider sur l’exemple des siècles et des nations auxquels on accorde le plusde sentiments religieux, la conclusion est la même, elle est favorable à lacoloration. Mais admettre le principe ne suffit pas, il doit être convena-blement appliqué. Il faut que l’architecte chargé de la décoration peinte d’uneéglise se pénètre du caractère à donner au monument, sache éviter tout cequi pourrait contrarier les lignes essentielles de l’architecture, amoindrir l’im-pression qu’elles produisent ou détourner les esprits des aspirations et dessérieuses méditations auxquelles ils sont conviés. Ce sont des effets diamétra-lement opposés qu’il doit demander à ses couleurs, et que, bien choisieset bien distribuées, elles ne manqueront pas de lui assurer.

Il n’est pas indifférent d’ailleurs d’avoir recours, pour la coloration, soit àdes peintures, soit à des matériaux durables, colorés par la nature ou par l’art,tels que les marbres, les émaux et les cubes vitrifiés des mosaïques. Il estcertain que ces matériaux ont quelque chose de plus riche et de plus monu-mental, et sont appelés à donner beaucoup plus d’effet et de caractère à l’édifice.(Test à leur défaut seulement qu’il y a lieu de faire intervenir la peinture, sur-tout quand il s’agit de constructions qui doivent présenter des garanties delongue durée.

iii. miE.

Le style c’est l’homme, a dit un éloquent éerivain, en parlant des œuvreslittéraires. En architecture, le style est davantage : c’est l’époque d’abord,l’homme ensuite.

En tant que modes de manifestation de la pensée, les arts du dessin, etsurtout celui qui nous occupe, ne sont pas susceptibles de la même nettetéque le langage parlé; mais ils ont pour eux l’universalité, ainsi que le méritede mieux porter l’empreinte du sentiment de l’époque, et de le suivre jusquedans ses variations les plus délicates, jusque dans ce qu’on appelle les capricesde la mode. On observe la plus grande diversité dans les langues, qu’on les