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Deuxième partie.
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BEAUTÉ.

S9

pas se rendre compte des besoins trop confus du présent, et cherchant péni-blement, en b absence de tout principe régulateur, une physionomie à revê-tir et de nouvelles formes à consacrer.

Certes, voilà des styles bien divers, en même temps que bien vrais, chacunpour son époque. Qu’on examine ensuite chacun d’eux en particulier, qu’onle suive dans ses développements, et les nuances se montreront aussi bienque les transitions; on verra comment ils se modifient et se rattachent l’unà l’autre. L’histoire de l’architecture suit pas à pas celle de l’humanité; onn’y trouve révolution si profonde qu’il y ait rupture complète avec le passé,et ce qui existe aujourd’hui était en germe hier.

Quant à cette partie du style qui tient à l’artiste, et par laquelle il mani-feste son sentiment personnel, elle est toujours en une certaine harmonieavec l’autre, de même que toute œuvre littéraire, avec la langue dans laquelleelle a été écrite. Et si tous les styles d’architecture qui se sont successive-ment produits ne se prêtent pas également bien à toutes les expressions; sichacun d’eux, tout en admettant des formes très-variées, des caractères biendistincts, est cependant plus particulièrement apte à exprimer une qualitédéterminée, laquelle est la caractéristique de l’époque ou de la nation; demême chaque architecte a son style particulier, qui constitue une sorte denuance dans le style de son temps, mais il sait qu’il doit le modifier sui-vant les circonstances, de manière à se conformer au sujet, et à être vrai sousce rapport, comme il s’attache à l’être dans toutes les autres parties de sacomposition. Les expressions qui conviennent à un théâtre seraient déplacées,en effet, dans un monument religieux, et ce qui est de mise dans un palaisne le serait pas dans une école. Il y a donc là des exigences morales aux-quelles il faut savoir obéir, qui ne peuvent être l’objet de préceptes formels,et dont l’appréciation relève du génie et du goût de l’artiste. Les œuvres del’architecture sont assujetties, en cela, aux mêmes lois que les œuvres litté-raires, et sont, comme elles, grandement intéressées au choix du style. Lesunes et les autres admettent les mêmes épithètes pour caractériser l’espritdans lequel elles sont traitées; les expressions de style noble, style mâle,style élégant, style abondant, style facile, style simple, etc., s’appliquent éga-lement à toutes, et elles se définissent trop bien pour qu’il semble à proposde les éclairer par des exemples.

Il est des époques qui présentent une grande unité de style à qui n’en-

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