PORTIQUES.
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sance. C’est un magnifique spectacle que celui de cette vaste enceinte, lors-qu’elle est remplie d’une foule compacte, aux costumes variés, accouruede toutes les parties de l’Europe pour recevoir, pénétrée d’une profondeémotion, la bénédiction qu’un vieillard va donner à la ville et au monde,urbi et orbi.
Portiques à arcades. Les portiques formés par des arcades sur pieds-droitsne paraissent pas susceptibles d’une aussi, grande élévation de style que ceuxde colonnes réunies par des entablements, et il faut l’attribuer à ce qu’il n’ya pas autant de simplicité dans la conception; mais ils conviennent mieuxen une foule de circonstances, et se prêtent d’ailleurs aux caractères les plusdivers. Ils peuvent passer d’une fermeté excessive à une grande légèreté; ilsadmettent tous les degrés de richesse, ainsi que nous l’avons montré lorsqu’ila été question des arcades; et ils s’accommodent également des voûtes etdes plafonds.
Une des choses essentielles à considérer dans ces portiques est la dispo-sition des piliers angulaires. Plus sollicités que les autres au renverse-ment, à raison de leur position et de la poussée des arcs, ils doivent pré-senter plus de fermeté. Il n’y a point de difficulté lorsque les pieds-droits nesont pas formés de colonnes ou de pilastres ; mais la liberté n’est plus aussientière quand on adopte ce mode d’ornementation, et l’élargissement àdonner aux points d’appui des extrémités doit être conçu de manière à se con-cilier avec lui.
Les fig. 6, 7 et 8 de la planche 2 mettent sous les yeux du lecteur diversesdispositions de portiques en arcades avec pieds-droits d’angles saillants et pieds-droits d’angles rentrants.
Le portique, fig. 6, est formé d’arcades sur pieds-droits de forme rectan-gulaire, et est recouvert par un plafond à poutres apparentes; le pied-droitangulaire est plus large que les autres d’une certaine quantité que le goûtdétermine, et fait varier suivant les circonstances.
Le portique, fig. 7, est composé d’arcades sur pieds-droits décorés de pilas-tres, et il est couvert par des voûtes d’arête. On voit que le pied-droit del’angle saillant a reçu assez de largeur pour admettre deux pilastres, dontl’un est placé sur l’angle. À l’intérieur, les pilastres qui reçoivent les arcsdoubleaux des voûtes viennent se rencontrer, et forment un large pilastreplié à angle droit. L’inverse a lieu pour le pied-droit de l’angle rentrant ;