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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

ce point d’appui est également plus fort que les autres, mais les pilastresse rencontrent sur la face extérieure et sont isolés à l’intérieur. Le mêmeplan montre comment peuvent s’associer deux portiques de largeurs diffé-rentes , condition à laquelle il convient fréquemment de satisfaire. On arecours aux mêmes dispositions quand des colonnes remplacent les pilastres ;les angles sont occupés, dans ce cas, ou par des colonnes engagées, ou, cequi paraît préférable, par des pilastres de même saillie que les colonnes.

La figure 8 représente une forme qui a été fréquemment employée par lesarchitectes italiens, mais qui a l’inconvénient de ne pas présenter une fer-meté suffisante, du moins en apparence. Le pied-droit angulaire ne l’em-porte en effet sur les autres que par la colonne qui le flanque latéralement.Cette disposition exige que l’entablement ressaute sur les deux colonnes dupied-droit, de manière à venir s’appliquer, avec une légère saillie, sur latête de mur qui les sépare; car s’il se prolongeait dans l’alignement descolonnes, il y aurait dans l’angle une saillie non soutenue qui produirait unfort mauvais effet, surtout lorsque l’édifice serait vu obliquement.

Quand des arcades reposent sur des colonnes, il est plus nécessaire encorede renforcer les points d’appui des extrémités du portique. Le système fré-quemment adopté en Italie , où ces élégantes constructions ont été fort usitées,principalement h l’époque de la Renaissance, consiste à placer dans l’angleun fort pilier, contre lequel vient s’appuyer une demi-colonne, ainsi que lereprésentent les figures \ et 5 de la planche 4. Le charmant portique auquelelles sont empruntées est situé à Florence , sur la place Santa-Maria-Novella,et l’on suppose qu’il a été exécuté sur les dessins de Brunelleschi , bienque sa construction ait été postérieure de quelques années à la mort de l’il-lustre architecte. Il est soutenu par des colonnes appartenant à la variétéde l’ordre corinthien, à laquelle on a donné le nom de composite; des médail-lons occupent les tympans des arcs, et le pilier angulaire, extrêmementsimple, est d’une proportion très-convenable. Cependant on a craint qu’il nepût résister à la poussée de la voûte et des deux arcs qui s’appuient sur lui, etdes tirants en fer le relient à la colonne voisine, d’un côté, et au mur del’autre. Toutes les colonnes sont rattachées de la même manière au mur dufond du portique. Nous reparlerons tout à l’heure de cet édifice.

Quelquefois le pilier est couronné par un chapiteau, comme le montre lafigure 6 de la même planche, qui représente la loge d’une petite villa des