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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

de largeur sur M2 de profondeur dans œuvre,, et présente par conséquent plusde 15,000 mètres de surface couverte. Les colonnes isolées supportant lesarcades y sont au nombre de 646, sans compter celles qui sont engagées dansdes pieds-droits ou forment les trois portiques sur la cour. Elles étaient beau-coup plus nombreuses autrefois, avant les mutilations que ce monument asubies. Un auteur arabe en a compté \h\ 9. Elles ont été tirées pour la plupartd’édifices antiques, et elles sont de proportions et de matières fort diverses.

La hauteur de l’édifice est loin de répondre à son étendue. Elle n’est guèreque de 9 mètres, depuis le niveau du sol jusqu'à la naissance de la charpente quicouvre les portiques, et les colonnes n’ont que 5 mètres environ de hauteur.

Revenons maintenant aux portiques que cette description nous a fait un peuperdre de vue.

Portiques superposés. Il est quelquefois nécessaire d’élever un ou plusieursétages au-dessus d’un portique, et le résultat est rarement satisfaisant, lorsqueces étages ne sont pas formés eux-mémes par des portiques. Une constructionpleine se trouve en effet supportée alors par une construction largementouverte et présentant par conséquent moins de résistance apparente. Cettedisposition est cependant fort admissible, et l’on en pourrait citer de nom-breux exemples, quand, n’ayant qu’un étage au-dessus du portique, on ymarque une ossature de pilastres ou d arcades se rattachant a celle de lapartie inférieure; car ce procédé introduit de l’harmonie dans la composition,et présente comme un simple remplissage toute la maçonnerie comprise entreles points d’appui figurés. C’est ainsi qu’ont procédé les Romains pour lapartie supérieure du Colysée (pi. 59). Ils ne pouvaient poursuivre les por-tiques extérieurs jusque dans le dernier étage; et ils les ont rappelés, enquelque sorte, par des pilastres établis dans le prolongement des colonnes.Bramante a pris le même parti, mais avec plus d’art et de finesse, dans lacour du palais de la Chancellerie à Rome . Il avait un étage à élever au-dessusde deux élégants portiques d’arcades sur colonnes, et il s’est conformé très-heureusement aux convenances morales du sujet, non-seulement en superpo-sant des pilastres aux colonnes, mais encore en exécutant les remplissagesen briques, de manière à les faire paraître très-légers.

Si l’étage était de faible hauteur par rapport au portique, on pourrait n’ypoint marquer d’ossature, à condition d’éviter tout ce qui serait de nature àlui donner quelque apparence de lourdeur, et même de rechercher la qualité