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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCIUTECTÜRE.

immédiatement inférieure, et il y a même avantage à se tenir au-dessous decette limite. Or le diamètre des colonnes diminuant de la base au sommet, ils’ensuit que les colonnes d’un étage quelconque doivent avoir moins de hau-teur que celles de l’étage précédent. La différence doit être d’ailleurs plusprononcée lorsque les colonnes sont de même ordre que lorsqu’elles appar-tiennent à des ordres différents. Yitruve prescrit, sans faire de distinction àce sujet, de donner aux colonnes supérieures les | seulement de la hauteur descolonnes inférieures. On a observé cette proportion à l’amphithéâtre de Nîmes (pl. 6, fig. S), et nous nous y sommes conformé dans le dessin de la basiliqueromaine que représentent les fig. 4, 2 et 5 de la planche 42. Mais il n’est pastoujours nécessaire d’aller jusque-là, ainsi que le prouvent le théâtre de Mar-eellus à Rome (pl. 6, fig. 4), et les édifices représentés par les planches 56et 58 de la première partie de cet ouvrage.

Il est à remarquer d’ailleurs que le diamètre supérieur d’une colonne doitdifférer d’autant moins du diamètre inférieur que la pression supportée estplus considérable. Ce principe a été établi, lorsque nous avons traité des formeset des proportions des colonnes, et il a été appliqué aux colonnes réunies pardes arcades. Nous avons montré qu’ainsi employées, elles n’admettent pas desdiminutions aussi prononcées que si elles étaient uniquement couronnées pardes entablements. Il en est de même pour les colonnes qui en supportentd’autres, car, elles aussi, sont visiblement soumises à de très-fortes pressions;de sorte qu’il n’est pas nécessaire de réduire dans une forte proportion lahauteur de l’ordre supérieur pour obtenir la relation voulue entre les dia-mètres des deux ordres superposés. Plus fort est le diamètre supérieur de lacolonne du bas, plus élevée peut être la colonne du haut. On sauve doncune difficulté, par cela même qu’on adopte une disposition éminemmentrationnelle.

La réduction apportée dans les hauteurs des colonnes successives a l’avan-tage d’établir une gradation convenable, non-seulement entre les diamètresdes points d’appui superposés, mais encore entre les apparences de soliditédes divers étages, puisque les espacements des supports sont constants, tandisque les diamètres diminuent d’un étage à l’autre. Mais elle a aussi pour effetde réduire la hauteur apparente des étages à mesure qu’ils s’élèvent, ce quin’est pas toujours en harmonie avec la destination. Dans un palais, parexemple, c’est ordinairement le premier étage qui est le plus important et qui