TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
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une sorte de nécessité de position. L’architecte le sentit, et prit le parti très-judicieux de fortifier son œuvre au moyen de vigoureux pavillons, qui, placésdans les angles, encadrent les portiques, les arrêtent d’une manière très-con-venable, et s’y rattachent d’ailleurs par leur ornementation.
Mais si Gabriel a justement apprécié les convenances de ces édifices, et s’ily a satisfait avec une rare intelligence, on doit reconnaître cependant qu’iln’a pu éviter entièrement les écueils de la voie dans laquelle il s’était engagé;on voudrait plus de largeur aux arcades et moins d’espacement aux colonnes.Cette imperfection provient de ce qu’il n’y a pas (et il ne pouvait y avoir,sous peine de disparate choquante) une assez grande différence de hauteurentre les portiques pour admettre les deux modes de construction, avec lesproportions qui leur conviennent le mieux. Les défauts tiennent donc ausujet, et à l’architecte appartient le mérite de les avoir tellement atténuésqu’il faut un œil exercé pour les apercevoir. Ils n’enlèvent pas d’ailleurs auxmonuments le droit d’être rangés au nombre des plus remarquables de l’ar-chitecture moderne, et bien au-dessus de tous ceux, soit de France , soit sur-tout de l’étranger, qui appartiennent à la même époque, c’est-à-dire aumilieu du xvnr siècle.
On a quelquefois superposé des portiques à plates-bandes à des portiquesen arcades, en établissant deux ou trois entre-colonnements au-dessus dechaque arcade. A la suite d’une colonne placée au-dessus d’un pied-droit etdirectement supportée par lui, ainsi qu’il convient, il y en a une ou deuxqui reposent sur l’arc. Cette disposition est peu satisfaisante au point de vuede la construction proprement dite; cependant elle est susceptible de pro-duire d’heureux effets, et il y aurait excès de rigueur à la proscrire. Nousnous bornerons à dire qu’il est plus convenable d’y avoir recours dans un édi-fice qui admet le caprice et la légèreté, que dans celui qui réclame unegrande sévérité de style et un caractère monumental.
II. PORCHES.
On donne le nom de porche à un portique de dimensions restreintes placéà l’entrée d’un édifice.
Les porches varient beaucoup quant à l’importance et à la disposition, etil parait impossible de rien prescrire de formel à leur sujet, tant qu’on se