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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

un peu élevé au-dessus du sol du rez-de-chaussée. A sa partie supérieure,l’escalier doit présenter un large palier, et trouver des issues directes et régu-lièrement disposées. Il est bien que l’enfilade des appartements qu’il dessertsoit placée sur le même axe que lui, de manière à éviter les change-ments de direction et l’indécision qu’ils produisent. Il faut, en un mot,qu’on ne soit obligé de chercher, ni l’entrée de l’escalier, ni celle de l’appar-tement.

Suivant la nature de l’édifice, l’escalier principal se reporte vers l’une desextrémités, ou occupe une position centrale. Dans le premier cas, il a l’avan-tage de ne pas interrompre la série des salles de diverses natures qui com-posent l’appartement; dans le second, il dégage directement et rend indépen-dantes un plus grand nombre de pièces. Cette dernière disposition estsurtout avantageuse lorsque le bâtiment est double en profondeur, parce quel’escalier ne coupe l’enfilade que sur une des faces.

Dans ces bâtiments doubles en profondeur, il convient presque toujoursde placer le palier de chaque étage en telle position que des portes y puissentêtre ouvertes dans trois directions, c’est-à-dire en face et à chaque extrémité,afin d’assurer le plus grand nombre de dégagements possible. En d’autrestermes, ce palier ne doit pas s’appuyer sur un des murs extérieurs. Il enrésulte que, quand l’escalier embrasse plusieurs étages et doit être éclairépar une fenêtre à chaque révolution, cette ouverture est coupée par les mar-ches ou par le palier intermédiaire, si elle est établie à même hauteur queles autres. C’est un grave inconvénient : chaque révolution a, par le fait,deux petites fenêtres difformes, l’une au niveau des marches, l’autre sous leplafond, et l’effet produit est détestable. Mais on sauvera toute difficulté sil’on sait sacrifier une fausse régularité aux convenances, c’est-à-dire si l’onétablit les fenêtres de l’escalier à la hauteur qu’exige la disposition inté-rieure. Elles ne se trouveront plus alors sur la même ligne que les autres;mais ce ne sera point un mal, loin de là, puisqu’on pourra indiquer ainsi audehors la composition du dedans, et introduire un mouvement motivé dansl’une des façades. Cette circonstance se présente souvent dans l’établissementdes casernes, par exemple. Les escaliers s’adossent contre la façade postérieurede l’édifice, et leurs paliers donnent entrée, en face, dans des chambres desous-officiers, à droite et à gauche dans les chambres de soldats. Or ces esca-liers étant très-multipliés et également espacés, il y a tout avantage à les