ESCALIERS.
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opposé au point d’arrivée; c’est alors un passage ouvert sur l’escalier, maisqui ne communique pas directement avec lui.
Dans les édifices de quelque importance, les escaliers principaux ne des-servent habituellement que le premier étage, et des escaliers secondairesconduisent aux étages supérieurs. Ces derniers ont presque toujours leur pointde départ au rez-de-chaussée, et servent en même temps, au dégagement dupremier étage. Il convient souvent de les placer de telle sorte qu’ils puissentêtre mis, au niveau de cet étage, en communication directe avec l’escalier prin-cipal. On a satisfait à cette convenance dans un grand nombre d’hôtels de Paris .
La disposition des rampes donne lieu à de nombreuses combinaisons, etse prête à des effets très-variés.
Il semble, au premier abord, que la plus belle consiste à diriger l’esca-lier suivant une même ligne droite, dans toute sa longueur, et elle est effec-tivement la plus simple. Cependant elle est rarement très-satisfaisante : d’abordparce que le long espace qu’elle exige ne se concilie pas toujours avec lesconvenances de la distribution; puis parce que, dès que la hauteur à fran-chir est un peu considérable, l’escalier paraît étroit par rapport à sa lon-gueur et à la hauteur de la cage qui le renferme, surtout aux yeux du spec-tateur qui est placé à son pied. Peut-être aussi éprouve-t-on, sans en avoirconscience, une impression désagréable à la vue du grand nombre de mar-ches qu’on est appelé à gravir, nombre qu’un effet de perspective tend peut-être à exagérer.
Il est toutefois de fort beaux escaliers ainsi disposés, et l’on peut citercomme modèles en ce genre ceux qui conduisent dans les grandes salles deréception de l’hôtel de ville de Paris . Ils sont marqués par le chiffre 4 surles plans de ce palais (pl. 52 et 55), et se voient dans la coupe (pl. 54). Ils ontleurs points de départ au rez-de-chaussée, à droite et à gauche d’un vesti-bule tétrastyle; au premier étage, en face de chacun d’eux, se présente unegrande antisalle, et de chaque côté sont des portiques qui les mettent en com-munication avec un salon central, largement ouvert sur la galerie des fêtes,d’une part, et sur un grand salon, de l’autre. Des portiques et du salon cen-tral, on a la vue des escaliers, et l’on jouit, aux jours de réception, du mou-vement qui les anime. C’est là une grande et bonne disposition) dont le prixest augmenté par une décoration de fort bon goût.
Le grand escalier du palais des Tuileries est également dirigé en ligne