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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
droite, mais il est très-loin de produire un aussi bon effet. On y arrive mal, etil aboutit mal : il s’ouvre, au rez-de-chaussée, non pas dans l’un des axes duvestibule, mais de côté ; et, au. premier étage, il vient buter con tre une porterarement ouverte, et c’est par l’un des côtés du palier qu’il donne accès dansles appartements de réception. Il est d’ailleurs beaucoup trop étroit, aussibien que les deux passages qui l’accompagnent à sa partie supérieure.
Il y a presque toujours avantage à adopter un ou deux changements dedirection dans le tracé d’un escalier.
Quand il n’y en a qu’un, l’escalier se compose habituellement de deuxrampes parallèles de mêmes dimensions, ou, quand il est d’une grande impor-tance, d’une rampe centrale et de deux rampes latérales plus étroites. Lelecteur a des exemples de ces dispositions dans chacun des escaliers AB, A'B'de la figure o de la planche S I, dans l’escalier AC de la figure 4 de la mêmeplanche et dans l’escalier marqué 8 sur le plan de l’hôtel de ville de Paris (pl. 32 et 33).
Le grand et magnifique escalier du théâtre de Bordeaux (pl. dO) présenteune autre disposition : les deux rampes supérieures se retournent à angledroit sur la première, pour aboutir dans deux vestibules opposés. Entièrementdécouvert, au centre d’un vestibule embrassant plusieurs étages dans sa hau-teur, accompagné d’élégantes galeries, il produit beaucoup d’effet, surtout auxjours de bals et à la sortie des représentations qui ont le privilège d’attirer lafoule.
Les figures 3, -S et 2 de la planche -H représentent des escaliers à deux chan-gements de direction. Lepremier, dont il a été déjà question, appartient au palaisdu Louvre . Il s’ouvre, au rez-de-chaussée, dans l’axe d’un long vestibule, et ilaboutit très-convenablement à sa partie supérieure. Ses rampes sont comprisesentre le mur d’enceinte et un mur d’échiffre qui s’élève jusqu’au niveau dupremier étage, où il est surmonté de colonnes dont l’office est de recevoir laretombée de voûtes d’arête. Il y a de la simplicité et de la grandeur danscette disposition; mais il y a aussi quelque chose de triste, parce qu’on n’em-brasse pas toutes les rampes d’un seul coup d’œil, et qu’on s’y trouve resserré,surtout dans la première, entre des murs trop élevés. L’effet produit eût étéprobablement plus satisfaisant, sous tous les rapports, si les murs d’échiffres’étaient arrêtés à la hauteur des marches qu’ils supportent, et si la cage eûtété couverte par une seule voûte en arc de cloître reposant sur son périmètre.