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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
sur la grande nef, et qui n’étaient pas sans doute établies sans motif, fussentdestinées, dans les circonstances ordinaires, au même office que les chalci-diques, et en tinssent lieu ; de sorte qu’elles pouvaient être supprimées lorsqueles dimensions du terrain permettaient de placer les chalcidiques au rez-de-chaussée. Ajoutons que, parmi les basiliques chrétiennes les plus anciennes, qui,comme on le sait, ont été établies sur le modèle des basiliques des Romains,celles qui présentent, à leur extrémité vers le tribunal, des appendices ana-logues à ce que pouvaient être les chalcidiques, et telles sont celles de Saint-Paul hors les murs et de Sainte-Marie Majeure (pl. 20, fig. \ et 2), n’ont pasde galeries au-dessus des bas côtés; tandis qu’il n’y a rien qui puisse être regardécomme une tradition des chalcidiques, dans les basiliques où l’on trouve desgaleries de ce genre, ainsi qu’il s’observe, par exemple, dans celle de Sainte-Agnès hors les murs (pl. -19). Le mur se retourne à droite et à gauche de l’hémi-cycle, dans les deux premiers de ces édifices, de manière à présenter la formed’un T, et l’on voit que les galeries se prolongent jusqu’au bout dans le dernier.Il est vrai qu’il est de ces basiliques, et en assez grand nombre, où l’on ne trouveni chalcidique ni galerie haute; mais il est à remarquer que les conditionsn’étaient plus les mêmes, de sorte que cette observation n’infirme en rien lavaleur des faits précédents. Nous n’insisterons pas d’ailleurs à ce sujet, nousnous bornons à livrer la nouvelle hypothèse à la sagacité des archéologues.
Quant au pluteum, la difficulté est de savoir où il était placé, et en quoi ilconsistait. Dans quelques éditions de Yitruve on lit : Pluteum quod fueritinter superiores cohmnas; et il y a dans d’autres : Pluteum quod, fuerit intersuperiores et inferiores columnas. Et, chose singulière, l’édition qui a paruà Venise avec les commentaires de Daniel Barbaro , et dont les figures sontattribuées à Palladio, est conforme, dans le texte, à la première de cesversions, tandis que, sur le dessin, le pluteum est représenté comme unesorte de stylobate très-élevé placé entre les deux rangs de colonnes, ainsique l’indique la seconde. La même solution a été reproduite plus tard par lecélèbre architecte, dans son traité d’architecture, et elle est généralementadmise. Cependant nous ne pouvons nous résoudre à l’accepter ; nous croyonsque le pluteum était une cloison établie entre les colonnes supérieures, etvoici les motifs sur lesquels se fonde notre opinion :
-1° Vitruve suit une marche éminemment logique dans sa description;toutes ses mesures se rattachent successivement les unes aux autres, dans