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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

extérieurs sont entretenus avec soin, et l’on modifie même leurs tracés enquelques points, afin de les présenter comme la suite des élégantes allées du parc.

Il faut que les plantations soient disposées de manière à introduire de lavariété dans la composition, à ménager les points de vue, et même à les fairevaloir en les encadrant harmonieusement; qu’elles s’écartent parfois pouroffrir aux regards une longue perspective, à laquelle elles servent de premierplan, et que plus loin elles se rapprochent par masses, en ne laissant aper-cevoir que les riants gazons et les épais ombrages de l’enceinte. On se fatiguebien vite d’un horizon trop étendu qu’on a constamment sous les yeux, tandisque, ménagé avec art, il eût toujours conservé son prix. Que ces mêmes oppo-sitions se retrouvent dans les formes naturelles des arbres et des arbustes, etdans les couleurs de leurs feuillages; que tel massif composé d’arbres légers,aux feuilles d’un vert tendre, se détache sur un autre d’une puissante végé-tation et d’une couleur foncée; que les fleurs abondantes des arbustes res-sortent avec éclat sur la teinte sombre des arbres verts. Il est essentiel quetoutes ces choses soient largement disposées, qu’il y ait un parti bien accusé;ce sont les grands effets et non les petits qu’il faut poursuivre, sous peine detomber dans la confusion.

Que rien surtout ne sente l’affectation : nihil est odiosius affectatione.

Yos allées seront sinueuses, mais qu’elles ne soient point tourmentées;qu’elles paraissent tracées de la manière la plus favorable pour conduire aubut sans fatigue, et que des massifs d’arbres ou des ondulations de terrainviennent légitimer leurs déviations. Le ruisseau qui arrosera vos prairiesdevra s’y développer librement, ainsi que dans la campagne, en suivant descourbes moelleuses et sans retours capricieux, et il se gardera de s’élargiraux abords des ponts comme s’il voulait motiver ces ouvrages. Des rochersont-ils place dans votre composition? qu’ils pèchent plutôt par excès de sim-plicité que parla bizarrerie de leurs formes; ce qu’il leur faut avant tout, c’estl’air naturel, et il convient même d’y préparer par quelques têtes de roches semontrant çà et là parmi les gazons et les arbustes. Surtout que les massifsd’arbres ne soient pas trop découpés, et que les oppositions ne se multiplientpas outre mesure.

Enfin il importe essentiellement d’avoir égard à l’étendue du terrain qu’onest appelé à disposer, et de donner à toutes choses les dimensions qui leurappartiennent. Tel plan de jardin, excellent s’il s’applique sur une vaste sur-